Mali: le gouvernement met à prix la tête du chef du JNIM et de responsables du FLA

Iyad Ag Ghaly chef de la branche sahélienne d'Al Qaïda, le JNIM.

Le 04/06/2026 à 18h47

Le gouvernement malien a annoncé jeudi offrir une récompense de 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) à toute personne qui fournira des informations «permettant l’arrestation ou la neutralisation» d’Iyad Ag Ghaly, chef du JNIM, la branche sahélienne d’Al Qaïda.

Ex-rebelle touareg et ancien diplomate malien, Iyad Ag Ghaly est aujourd’hui le chef du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), créé en 2017.

Il est l’homme le plus recherché au Sahel, sous sanctions de l’ONU, inscrit sur la liste des «terroristes» des Etats-Unis et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique après des attaques les 25 et 26 avril menées par des jihadistes du JNIM alliés à la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg.

Ces attaques coordonnées, d’une ampleur inédite, ont visé dans plusieurs régions du pays des positions stratégiques de la junte au pouvoir à Bamako. Ces attaques ont notamment coûté la vie au ministre malien de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, tué dans un attentat-suicide.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale jeudi, le gouvernement dit mettre à prix la tête de six autres responsables, notamment un autre dirigeant du JNIM, Amadou Kouffa (pour 2,2 millions d’euros) et deux dirigeants du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.

«Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale, offre une récompense financière à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation des individus ci-après», indique le communiqué.

«Ces personnes sont activement recherchées par les services compétents pour leur implication présumée dans la planification, l’organisation, l’exécution d’actes de terrorisme ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens sur le territoire national», poursuit le communiqué.

Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, alimentée notamment par les violences du JNIM, du groupe Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 04/06/2026 à 18h47