S’exprimant lors d’un point de presse à Bamako, deux jours après ces attaques meurtrières menées par des groupes terroristes, le chef du gouvernement malien a souligné que «la peur n’a pas sa place», exhortant les Maliens à faire bloc autour des institutions et des Forces armées dans la lutte contre le terrorisme.
M. Maïga a imputé la capacité opérationnelle des assaillants à des soutiens extérieurs, évoquant l’existence de «sponsors» sans toutefois les nommer. De même, il a estimé que ces attaques visaient à semer la peur, fragiliser la cohésion nationale et affaiblir les institutions de la Transition.
Il a, par ailleurs, indiqué que la riposte des Forces armées maliennes a permis de neutraliser des centaines de terroristes, soulignant que les objectifs des groupes armés n’ont pas été atteints.
Ces attaques simultanées ayant visé samedi plusieurs points et casernes dans plusieurs villes ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Le ministre de la défense malien Sadio Camara a été tué dans une attaque contre sa résidence à Kati, près de Bamako.
Le Mali fait face depuis plusieurs années à des attaques terroristes récurrentes, notamment du JNIM, visant, entre autres, des convois de carburant ainsi que des sites industriels et miniers.
