Mali: le ministre de la Défense, Sadio Camara, tué dans l’attaque terroriste ayant visé sa résidence

Le ministre de la Défense du Mali Sadio Camara.

Le 26/04/2026 à 13h18

Le ministre de la Défense du Mali, le général Sadio Camara et une partie de sa famille ont été tués samedi 25 avril lors des attaques coordonnées entre djihadistes et rebelles touaregs qui ont touché plusieurs villes dont la capitale Bamako. Sa résidence a été l’une des principales cibles des djihadistes à Bamako.

Les attaques spectaculaires menées de concert par les djihadistes et les rebelles touaregs contre plusieurs villes maliennes, dont Bamako, Kati, Gao et Kidal, se sont soldées par de nombreuses victimes, aussi bien chez les assaillants que dans les rangs de l’armée malienne.

Parmi les victimes figure Sadio Camara, ministre de la Défense du Mali, dont la résidence a été l’une des principales cibles de cette attaque d’envergure, minutieusement préparée.

Le samedi 25 avril, à l’aube, la résidence personnelle de Sadio Camara, à Kati, a été soufflée par un véhicule piégé. L’explosion a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.

«Dans l’attaque de Kati, le ministre Sadio Camara a été tué ainsi que sa femme […]», a annoncé l’AFP, citant un membre de sa famille. Une information confirmée à l’agence par une source gouvernementale: «Nous avons perdu un être très cher, le ministre de la Défense. Il est tombé sur le champ d’honneur.»

Le ministre de la Défense a été tué avec certains membres de sa famille, dont sa seconde épouse et un de ses enfants. Une partie de leur maison s’est effondrée à la suite des explosions.

Sadio Camara était l’un des piliers du pouvoir à Bamako et l’artisan du rapprochement avec Moscou. Il s’agit du coup le plus sévère porté au régime militaire depuis son arrivée au pouvoir, en 2020.

D’ailleurs, selon le correspondant de Le360 Afrique, les combats ont repris ce matin à Kati, ville-garnison où réside le président malien, et où certains djihadistes se sont retranchés depuis la veille.

Les attaques ont touché plusieurs villes maliennes, dont Bamako, la capitale, Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de Bamako et où sont logés les dirigeants militaires du pays, ainsi que Gao et Kidal, dans le nord. Ces attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), la branche sahélienne d’Al-Qaïda au Maghreb, en coordination avec les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Dans son communiqué, le JNIM a revendiqué les attaques contre «le siège du président malien, le siège du ministère de la Défense et l’aéroport international de Bamako», avant d’ajouter: «Ensemble, nous opérons une véritable transformation au service de la religion, du pays et du peuple.»

Pour rappel, le JNIM est né en 2017 à la suite de la fusion de plusieurs groupes djihadistes. Il est dirigé par Iyad Ag Ghali, un chef touareg originaire de Kidal. La Katiba Macina est le plus important groupe du JNIM et compterait entre 5.000 et 8.000 hommes.

Par Kofi Gabriel
Le 26/04/2026 à 13h18