C’est le deuxième voyage du chef de l’Etat sénégalais dans ce pays sahélien voisin qui fait face à une situation sécuritaire et économique critique en raison d’une insurrection de groupes armés jihadistes et de leurs alliés indépendantistes touaregs.
Sur son compte X, la présidence sénégalaise a annoncé mardi matin une «visite d’amitié et de travail (...) à l’invitation de son homologue» Assimi Goïta.
Une source au sein de la présidence malienne parle d’une «visite de travail et de solidarité».
Bassirou Diomaye Faye est attendu vers 10H00 (GMT et locales) à Bamako où il sera reçu par le général Assimi Goïta pour un rendez-vous en tête à tête avant d’élargir la rencontre aux deux délégations.
Cette rencontre est avant tout bilatérale, il n’est pas accompagné de membres de la Cedeao, selon des sources diplomatiques consultées par l’AFP.
Au menu des discussions, la situation sécuritaire, la coopération militaire, mais aussi la question du transport de marchandises, selon ces mêmes sources.
Ce pays enclavé importe une large partie de ses marchandises par le port de Dakar mais depuis plusieurs mois les transports sont pratiquement interrompus en raison d’attaques jihadistes sur le tronçon reliant la ville de Kayes (ouest) à Bamako par où transitent ces importations.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés aux organisations jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ainsi que de groupes criminels communautaires et de mouvements touaregs indépendantistes. Elle s’ajoute à une grave crise économique.
Ces derniers mois, les combats ont repris en intensité au Mali depuis une vaste offensive des jihadistes du JNIM, affiliés à Al Qaïda, et des indépendantistes du Front de Libération de l’Azawad fin avril à travers le pays, lors de laquelle le ministre de la Défense a été tué et la ville stratégique de Kidal prise par cette coalition.
La perte de Kidal est un camouflet pour la junte qui a pris le pouvoir à Bamako en 2020 sur la promesse de rétablir l’intégrité territoriale du Mali.
