«Cette décision procède d’un choix personnel, guidé avant tout par ma conception des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation», a indiqué sur son compte Facebook El Malick Ndiaye, proche d’Ousmane Sonko, sans donner plus de précisions sur les raisons de son départ.
El Malick Ndiaye avait été élu président de la 15ème législature du Sénégal au lendemain de la large victoire de leur parti, le Pastef, avec 130 sièges sur 165 en novembre 2024.
Cette démission ouvre la voie à l’élection au perchoir de M. Sonko, leader incontestable du Pastef, largement majoritaire à l’Assemblée nationale.
Vendredi soir, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est séparé de son Premier ministre et ancien compagnon de lutte Ousmane Sonko, après des mois de tensions entre les deux hommes, arrivés au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’un immense espoir populaire.
Le président Faye est redevable de son poste à son ancien mentor, le charismatique Ousmane Sonko qui avait été empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques.
Avec une rhétorique panafricaniste, M. Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal, après des mois d’un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall (2012-2024), qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu’il brigue un troisième mandat.
A peine sorti de prison à la faveur d’une loi d’amnistie, le tandem avait alors fait campagne sur le slogan «Diomaye Moy Sonko», soit «Diomaye c’est Sonko» en wolof.
Depuis, les signes de dissensions se sont multipliés sur la place publique jusqu’à la rupture consommée vendredi soir.
Se pose désormais la question de la possibilité pour le président de pouvoir gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques.
