Dans une réponse écrite à la question d’une députée du Parlement, le ministre a précisé que la majorité des ressortissants étrangers expulsés étaient originaires du Zimbabwe, de l’Éthiopie et de la République démocratique du Congo (RDC).
Il a également indiqué que des ressortissants de pays d’Amérique du Sud, d’Europe et d’Asie figuraient parmi les personnes expulsées au cours de cette période.
Fin août dernier, les autorités sud-africaines ont annoncé la fermeture du centre de rapatriement temporaire de Musina (nord du pays), suite à une baisse drastique des arrivées rendant son maintien inutile.
Plus de 49 mille ressortissants étrangers ont été pris en charge sur ce site depuis son ouverture fin juin, le gouvernement assurant que plus de 95% d’entre eux étaient en situation irrégulière sur le territoire sud-africain.
Au plus fort des tensions autour de l’immigration clandestine, ce centre a été aménagé pour centraliser les démarches et désengorger plusieurs sites saturés à travers le pays, à l’instar de celui de Durban, où des milliers de personnes affluaient dans l’espoir d’obtenir une place à bord des bus en partance vers la frontière nord.
Le ministère de l’Intérieur avait reconnu que le succès de l’opération de rapatriement a exigé le contournement des garde-fous de gouvernance habituels, ainsi qu’une demande de financement d’urgence toujours en attente de validation.
Mené par près de 11 mille personnes sur le terrain, ce rapatriement a mobilisé un coût global de 341,2 millions de rands (plus de 21,3 millions USD).
Dans le sillage des manifestations massive contre l’immigration clandestine, au total 99.933 personnes ont quitté l’Afrique du Sud, dont 89.936 rapatriements volontaires et 9.997 expulsions.
Les ressortissants malawites représentent le plus gros contingent des départs volontaires (54.541 personnes), suivis par les Zimbabwéens (27.920), les Mozambicains (2.417) et les Nigérians (1.145).
