Une file interminable de personnes portant un bidon vide, l’effervescence devant une pompe... sont autant de signes de la disponibilité de pétrole lampant dans cette station-service à Yaoundé.
Depuis près de deux années, une rumeur suffit à elle seule pour ameuter les habitants de la capitale politique du pays qui s’agglutinent dans un point de distribution de ce carburant qui se fait tant désirer.
Un client venu s’approvisionner dans une station-service au quartier Emana en témoigne, «nous souffrons énormément depuis des années. J’habite le quartier Mendong et je suis venu ici à Enama acheter dix litres de pétrole que nous utilisons à la maison faute de gaz domestique qui coûte cher. C’est un ami qui m’a signalé que le pétrole est disponible ici».
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La rareté de ce dérivé du pétrole utilisé traditionnellement pour l’éclairage et le chauffage, est à ce point pénalisante que le ministère de l’Eau et de l’énergie a limité à 10 litres la quantité maximale par usager pour permettre au plus grand nombre de s’en procurer.
Dans la ville, le ravitaillement des stations-service s’effectue toutes les trois semaines. Le prix du litre reste inchangé dans ces points de vente officiels, soit 350 Fcfa tel que fixé par la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (Csph).
Cependant, les détaillants qui opèrent dans les quartiers n’ont en cure. «Dans notre quartier, un litre de pétrole se vend à 850, parfois 1.000 Fcfa quand le ravitaillement tarde», a témoigné un autre client retrouvé sur les lieux.
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Certains observateurs justifient cette crise du pétrole au Cameroun par l’existence de réseaux d’exportation illégale vers certains pays d’Afrique centrale où le pétrole lampant se vendrait plus cher.
Au Cameroun du fait de la subvention de l’Etat, un litre du pétrole se vend à 350 Fcfa au lieu de 770 Fcfa, le prix normal.
