L’affaire a été portée au civil par la veuve de Michael «Mick» Ryan, l’une des 157 personnes mortes dans l’accident du vol ET302 d’Ethiopian Airlines, le 10 mars 2019. L’appareil, un 737 MAX 8, avait été livré à la compagnie quelques mois auparavant.
M. Ryan, employé du Programme alimentaire mondial (PAM), faisait partie des 21 employés de l’ONU ayant trouvé la mort ce jour-là, alors qu’ils allaient assister à l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (ANUE).
L’accident d’Ethiopian Airlines s’est produit quelques mois après celui d’un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air, qui avait fait 189 morts le 29 octobre 2018.
Boeing avait reconnu en 2019 que le logiciel anti-décrochage MCAS avait contribué à ces accidents.
Ces accidents ont entraîné des dizaines de plaintes au civil, dont la quasi-totalité a été réglée par des accords à l’amiable, dont les détails restent confidentiels.
Le tout premier procès civil contre Boeing lié aux deux accidents s’était tenu en novembre 2025. Le jury avait alors accordé 28,45 millions de dollars au veuf d’une victime.
En mai dernier, la famille d’une Américaine de 24 ans avait, à son tour, obtenu 49,5 millions de dollars de dommages-intérêts.
Il ne reste plus que deux plaintes encore ouvertes liées à l’accident du vol ET302 d’Ethiopian Airlines. Concernant celui de Lion Air, la dernière procédure a abouti à un accord fin février.
Après plusieurs rebondissements, toutes les poursuites pénales engagées contre Boeing pour les deux accidents ont été abandonnées en novembre 2025.
