Habituellement, la fin du mois de juillet et surtout le début du mois d’août connaissent des pics de flux de voyageurs mauritaniens qui prennent la route vers le Maroc via le poste frontalier de d’El Guerguerat. Pas cette année.
Toutefois, cette année, contrairement aux année précédentes, le flux terrestre accuse une très forte baisse, au moment où les compagnies aériennes affichent plein sur l’axe Nouakchott-Casablanca.
En avril 2025, Royal Air Maroc et Mauritania Airlines avaient conclu un partenariat suite auquel les deux transporteurs se sont engagés à augmenter leurs dessertes aériennes reliant les deux capitales.
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Royal Air Maroc, qui assurait sept fréquences directes par semaine, devrait porter ses dessertes à neuf. Mauritania Airlines a augmenté ses fréquences à neuf par semaine sur la ligne directe Nouakchott–Casablanca. Ces vols affichent toujours plein.
Parallèlement, les tarifs aériens ont fortement augmenté sur l’axe Nouakchott-Casablanca. Le billet aller-retour se négocie chez la RAM à 347.000 ouguiyas, soit autour de 750 euros (environ 8.000 dirhams).
À l’opposé, par la voie terrestre, les tarifs n’ont pas beaucoup évolué et se négocient sur les axes Nouakchott-Dakhla et Nouakchott-Laayoune à respectivement 25.000 ouguiyas (environ 54 euros ou 577 dirhams) et 35.000 ouguiyas (76 euros ou 808 dirhams).
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Comment expliquer alors la chute des transports routiers entre les deux pays?
Il y a l’interdiction faute aux transporteurs routiers de convoyer des marchandises qui réduit les revenus des transporteurs. Ensuite, il y a la forte hausse du coût du carburant qui pousse les professionnels à revoir à la hausse les tarifs pratiqués.
En outre, un nouveau phénomène s’est développé: le covoiturage. En effet, certains voyageurs cotisent et voyagent dans un seul véhicule privé, réduisant les frais du voyage. Une tendance qui se développe et affecte l’activité des professionnels.
Enfin, de nombreux voyageurs se plaignent aussi de l’état défectueux de la route sur certaines parties mauritaniennes du trajet rendant le voyage terrestre un peu désagréable.
Reste que la voie terrestre conserve son charme pour de nombreux voyageurs mauritaniens qui souhaitent combiner voyage et découverte des zones sahariennes du Maroc.
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Ce corridor qui passe par le poste frontalier de d’El Guerguerat, est le seul lien terrestre directe reliant la Mauritanie au Maroc. C’est cette route qu’empruntent certains malades qui se soignent au Maroc, les compagnies aériennes affichant plein.
De nombreuses agences de voyage assurent la liaison Nouakchott-Dakhla-Laayoune à partir de la capitale mauritanienne.. A. Seck/Le360 Afrique
Ahmed Salem, chauffeur, explique que «cette année est différente des années précédentes. Nous avons moins de clients en partance pour le Maroc. Certains cotisent pour prendre des véhicules privés en groupes. Nous avons aussi la hausse du prix du gasoil, non entièrement répercutée sur le coût du billet. Il faut également ajouter le mauvais état des routes dans la parties mauritanienne». Des explications appuyées par d’autres chauffeurs qui exercent sur l’axe Nouakchott-Dakhla.
Conséquence, les professionnels du transport terrestre reliant Nouakchott aux villes du Sahara marocain (Dakhla et Laâyoune) annoncent une chute vertigineuse de leur chiffre d’affaires.



