Au Ghana comme dans d’autres pays d’Afrique ou d’Asie, des réseaux cybercriminels se sont constitués et opèrent dans de vastes complexes où des centaines de personnes extorquent de l’argent en ligne à des victimes situées à des milliers de kilomètres.
Promesses trompeuses d’importants profits, fraudes aux services de paiement ou d’emprunt par téléphone mobile, faux investissements en cryptomonnaies, le tout grâce à des vols massifs de données personnelles en ligne ou de fausses applications mobiles... la palette des moyens utilisés par les escrocs se perfectionne constamment.
Suite à une opération menée au Ghana cette semaine, le FBI a procédé à l’arrestation de «plus de 130 personnes», identifié «près de 10 millions de dollars (8,9 millions d’euros) de pertes» et «89 victimes», et saisi «plus de 300 appareils», a listé Kash Patel, le directeur du FBI (Federal Bureau of Investigation, principal service américain de police judiciaire et de renseignement intérieur), sur le réseau social X jeudi. Il a également posté une photo d’agents américains se tenant aux côtés de responsables ghanéens
Cette intervention fait partie de la vaste «Opération Blackout» du FBI visant des réseaux criminels menant des opérations frauduleuses contre des victimes américaines.
La date de lancement de l’opération Blackout n’est pas claire, mais M. Patel a assuré sur X qu’elle avait jusque-là permis la saisie de «17 milliards de dollars» (15,2 milliards d’euros), l’arrestation de «centaines d’escrocs présumés», et «plus de 10.000 Américains avertis avant de perdre leur argent».
En février, l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) avait annoncé avoir arrêté 651 personnes sur le continent africain et démantelé, en près de deux mois, d’importants réseaux de cybercriminalité qui avaient extorqué près de 38 millions d’euros à des centaines voire des milliers de victimes.
