Les autorités mauritaniennes ont revu à la hausse les prix des carburants. Le litre de gasoil a connu une augmentation de 10% et celui de l’essence une hausse de 15%, malgré le maintien d’une importante marge de subvention.
Une situation avec des répercussions sur les transports urbains, qui pousse de nombreux usagers vers les bus de la Société public de transport en commun au niveau de la ville de Nouakchott, Celle ci maintenant les mêmes tarifs en dépit de l’évolution géopolitique.
Hamed Taleb, chauffeur de taxi, explique: «le prix du litre de gasoil est monté. Nous avons doublé le prix de la course, qui passe de 10 à 20 ouguiyas. Cependant, il y a des clients qui refusent de payer les 20 ouguiyas et nous sommes finalement obligés de les prendre pour ne pas rouler à vide».
Mohamed Hanana, élève, soutient que «les billets sont chers. Je suis un élève, domicilié au Centre Émetteur (route de Nouadhibou). Pour venir en ville, je dois payer le taxi à 10 ouguiyas. Cependant, au retour, je suis obligé de débourser 20 ouguiyas. Avec le bus, je paie seulement 5 ouguiyas».
Bineta Diop, passagère, explique que «les billets sont chers. Nous sommes trois personnes. Pour aller vers le Centre Émetteur, nous payons 40 ouguiyas. De PK8 jusqu’ici, nous avons payé 200 ouguiyas».
Pour sa part, Cheikh Becaye, chauffeur, employé de la Société de transport public apprécie la nouvelle donne avec une hausse du trafic. «Nos prix restent les mêmes, ouguiyas par étape. Suite à la hausse du prix des taxis, les passagers prennent d’assaut nos bus. Nous faisons, environ 20 voyages par jour».
