Niger. La peine de mort pour les auteurs de détournements d’au moins 1 milliard de francs: ce qu’on en pense à Niamey

Le 05/07/2026 à 16h21

VidéoLe Niger durcit son arsenal juridique contre les crimes économiques. Désormais, tout détournement de deniers publics égal ou supérieur à un milliard de francs CFA est passible de la peine de mort. Une mesure qui suscite des réactions partagées entre approbation, attentes d’une application rigoureuse et interrogations sur son efficacité.

La peine de mort c’est désormais la sanction prévue par le nouveau code pénale au Niger pour les détournements de deniers publics égal ou supérieur à un milliard de francs CFA.

«On sait qu’au Niger des individus ont détourné des milliards et n’ont été condamnés qu’à six mois de prison et parfois ont bénéficié du sursis, alors que le peuple continuait à souffrir. Cette nouvelle décision va obliger les gens de réfléchir avant de commettre de tels actes», explique Adamou Oumarou, analyste politique et juridique.

Si pour certains citoyens la fermeté de la sanction est à la hauteur du préjudice causé à la nation, d’autres insistent sur la nécessité d’une application rigoureuse de la loi.

«Je pense qu’avec cette initiative, notre argent va servir à financer les projets de développement pour le bien-être de tous les nigériens au lieu de se retrouver dans des comptes personnels. L’initiative est vraiment salutaire», explique Mahamadou Adamou, citoyen nigérien.

«C’est une décision courageuse qui va réduire sans nul doute la dilapidation des biens publics. Nous appelons seulement les autorités compétentes à veiller sur l’application rigoureuse de toutes les dispositions de cette réforme», ajoute Mamoudou Niandou, citoyen nigérien.

Entre exigence de justice, lutte contre l’impunité et préservation des ressources publiques, cette réforme ouvre un nouveau chapitre dans le combat engagé contre les crimes économiques et financiers au Niger.

Par Aboubacar Sarki (Niamey, correspondance)
Le 05/07/2026 à 16h21