A Saaba, une des communes de la capitale, la famille Compaoré a prévu un dîner entre voisins. Au menu, de la salade, du riz gras et du poulet frit. A l’instar de nombreuses familles, le réveillon 2024 est célébré modestement.
«Mes vœux les plus chers pour la santé, la paix, la joie, la prospérité, le travail et moins de problèmes pour 2024», souhaite Mme Compaoré, femme au foyer.
Moins d’ambiance également dans le grin de Ousmane. Ici, la tradition autour d’une grillade a juste été respectée à minima. Le groupe d’amis comme à l’accoutumée s’est souhaité une nouvelle année pleine de bonheur et de paix.
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«Durant les fêtes de fin d’année, il y a trop d’embouteillages en ville. C’est la raison pour laquelle nous avons préféré nous réunir en petit groupe pour passer un bon moment. Je souhaite que la paix revienne d’ici le mois de mars 2024. Que Dieu donne la force aux forces de sécurité pour qu’ils puissent accomplir ce vœu», souhaite Ousmane Ouédraogo.
Ismaela, un autre membre du grin de Ousman, est du même avis sur l’importance d’éviter les grandes artères et les points chauds de la capitale.
«On s’est regroupés en famille comme à l’accoutumée. Nous nous retrouvons au même endroit depuis près de 20 ans et l’ambiance est la même. J’espère que l’année prochaine sera une année encore meilleure et que les volontaires pour la défense de la patrie et les Forces de défense et de sécurité seront victorieux dans la bataille pour le sécuriser territoire», ajoute Ismaela Kaboré.
Finir l’année en beauté, c’est ce qui compte pour la majorité des Burkinabè. Ils rêvent de la paix, de la reconquête du territoire et de la fin du terrorisme.
