Au total, quelque 800 Ghanéens devraient quitter l’Afrique du Sud via des vols de rapatriement affrétés par le gouvernement ghanéen en réponse à une vague de manifestations et de violences visant les étrangers dans la nation arc-en-ciel.
«Les informations dont je dispose indiquent que le vol a été retardé», mais il est actuellement en route, a déclaré à l’AFP Fred Duhoe, un assistant du ministre ghanéen des Affaires étrangères.
Des centaines de ressortissants ghanéens ont été vus faire la queue à l’aéroport international O.R. Tambo, près de Johannesburg, mercredi matin, selon un photographe de l’AFP.
Le site de suivi des vols FlightAware indiquait que l’avion avait décollé peu après 11H00 heure locale (9H00 GMT).
Environ 300 personnes sont attendues sur ce premier vol, qui doit atterrir mercredi après-midi.
Le gouvernement ghanéen a promis d’offrir aux personnes évacuées d’Afrique du Sud une aide financière pour leur réintégration, ainsi qu’un soutien psychosocial.
L’Afrique du Sud, l’économie la plus industrialisée du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière ou non.
Mais avec un taux de chômage supérieur à 30%, le pays connaît de fréquentes poussées de xénophobie et de manifestations anti-migrants.
Une vidéo, devenue virale, qui montre l’agression présumée d’Emmanuel Asamoah, un Ghanéen vivant en Afrique du Sud, a récemment suscité l’indignation. Les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux au moment des dernières violences xénophobes dans ce pays.
Les récentes tensions ont ravivé des débats délicats à travers l’Afrique sur la xénophobie, les migrations et le fossé entre la rhétorique panafricaine et les réalités auxquelles sont confrontés les migrants africains sur le continent.
Le Ghana pousse de plus en plus pour que cette question reçoive une attention continentale plus large et a exprimé ses préoccupations concernant les violences xénophobes au cours de discussions dans le cadre de l’Union africaine, arguant que ces attaques récurrentes menacent l’intégration africaine et les ambitions de libre circulation dans des ensembles tels que la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
