Ce projet, initialement proposé par l’Ouganda, prévoit l’établissement d’un permis de voyage unique pour circuler librement entre les trois États coorganisateurs sans devoir solliciter de visas distincts.
Selon les autorités kényanes, ougandaises et tanzaniennes, cette mesure simplifiera les passages transfrontaliers et dynamisera le tourisme régional autour de la compétition, organisée pour la première fois dans cette partie de l’Afrique de l’Est sous le slogan swahili «Pamoja».
L’enjeu logistique est d’envergure pour la région, puisque la Confédération africaine de football (CAF) table sur la venue de plus de 1,5 million de supporters en déplacement. L’instance africaine anticipe par ailleurs une audience télévisée mondiale de près de 3,2 milliards de téléspectateurs pour cette édition.
Pour concevoir ce dispositif, les trois pays s’inspirent du visa touristique pour l’Afrique de l’Est lancé en 2014 par le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda, qui permet de voyager durant 90 jours pour un tarif de 100 dollars. L’extension temporaire de ce modèle aux pays hôtes de la CAN permettra de tester un mécanisme susceptible de servir de base à une future politique de libre circulation au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).
Outre les modalités d’accès aux territoires, les trois nations coorganisatrices restent engagées dans la mise à niveau de leurs capacités d’accueil. Les gouvernements kényan, ougandais et tanzanien disposent d’un calendrier s’étendant jusqu’au 31 décembre 2026 pour achever la modernisation des stades et des infrastructures de transport.
