Au-delà du scénario sportif, le parcours du club marocain aura surtout été marqué par les difficultés physiques et un effectif diminué dans les moments décisifs. Blessures, intoxications alimentaires et rotation réduite ont lourdement pesé sur les performances de l’équipe selon l’entraîneur Said El Bouzidi. «On a perdu des matchs serrés avec un effectif réduit», regrette le technicien marocain, citant notamment les rencontres face à l’ASC Ville de Dakar et au club égyptien d’Al Ahly.
Malgré tout, le FUS a réussi un impressionnant retour lors du match décisif contre RSSB Tigers, poussant même l’écart jusqu’à 24 points avant de voir ses efforts ralentis par le manque de profondeur du banc et l’intensité imposée par les Rwandais.
Lire aussi : NBA: Joel Embiid, deuxième Africain élu MVP, fait la fierté de son quartier à Yaoundé
Cette élimination n’efface toutefois pas les enseignements positifs de la campagne du FUS Rabat. Dans une BAL devenue plus relevée que jamais, le représentant marocain a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures formations africaines.
La compétition entre désormais dans une phase encore plus exigeante avec des demi-finales qui opposeront notamment les Angolais de Petro de Luanda, sextuples demi-finalistes consécutifs, aux favoris égyptiens d’Al Ahly et aux ambitieux RSSB Tigers. Une dernière ligne droite qui illustre aussi l’évolution rapide du basketball africain, désormais porté par des clubs plus structurés, des salles pleines et une visibilité grandissante à l’international.
