Sabastian Sawe, 31 ans, a franchi la ligne d’arrivée devant Buckingham Palace après 1 heure, 59 minutes et 30 secondes et pulvérisé l’ancien record du monde établi par Kelvin Kiptum en 2 heures, 1 minute et 35 secondes en avril 2023, moins d’un an avant son décès dans un accident de voiture.
«Vous avez non seulement remporté une victoire historique, mais vous avez aussi repoussé les limites de l’endurance humaine, pulvérisant le record du monde et franchissant la barre des deux heures avec une détermination extraordinaire», a écrit sur X M. Ruto.
«Votre triomphe vous place parmi les plus grands athlètes du monde et confirme la place du Kenya parmi les nations incontournables de la course de fond», a-t-il poursuivi.
Dans cette course, réalisée dans des conditions optimales, - grand soleil, 18 degrés, pas de vent - trois hommes sont allés plus vite que l’ancien record du monde.
Un autre homme, le Kényan Eliud Kipchoge avait déjà couru les 42.195 km en moins de deux heures, en 2019 à Vienne (1h 59h 41 sec), dans une exhibition où il avait été aidé par 41 lièvres, ce qui interdisait l’homologation d’un record.
Le chef de l’Etat kényan a aussi salué la deuxième et troisième place au marathon féminin de respectivement Hellen Obiri et Joyciline Jepkosgei.
Le Kenya, pays d’Afrique de l’Est, est connu pour ses coureurs de fond. Mais le pays est aussi pointé du doigt pour ses problèmes de dopage.
Depuis 2017, plus de 140 athlètes kényans, principalement des coureurs de fond, ont été suspendus par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) - plus que tout autre pays.
Parmi eux figurent notamment l’actuelle détentrice du record du monde du marathon féminin, Ruth Chepngetich — suspendue trois ans au printemps après un contrôle positif à un diurétique — et Benard Kibet Koech, cinquième du 10.000 m aux Jeux olympiques de Paris, qui a été suspendu quatre ans en février.
