À Lomé, le malaise du monde culturel dure depuis des mois. Un fonds national de promotion culturelle qui n’est toujours pas opérationnel, une loi sur la copie privée en attente au Parlement depuis 2023, une protection sociale qui se fait attendre: les artistes ont consigné leurs griefs dans une plateforme revendicative.
Le 5 octobre, le ministre de la Culture, Isaac Tchiakpé les a reçus à huis clos. À la sortie, le président de la Fédération togolaise de musique dresse un bilan mesuré.
«Malgré qu’il y a eu des efforts, il n’y a pas aujourd’hui d’actes concrets sur les points que nous avons énumérés. Ce que je peux dire comme résultat concret de cette rencontre, c’est la mise en place d’un cadre permanent technique pour le suivi. Cela ne démobilise pas les acteurs culturels, le sit-in de ce 12 octobre est maintenu», explique Ariel Dassanou, président de la Fédération togolaise de musique (FTM).
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Du côté du ministère, on récuse l’idée d’une réunion de plus. Le directeur de la promotion des arts et de la culture avance des engagements: le vote de la loi sur la rémunération pour copie privée, programmé dès la rentrée parlementaire; la perception des droits d’auteur, numérisée l’an prochain; et des discussions avec l’assurance maladie universelle pour couvrir des artistes sans revenus fixes. Reste le dossier le plus sensible, celui du fonds de promotion culturelle.
«Le fonds de cette année 2026 est toujours disponible au niveau du Trésor. Dès que les organes seront mis en place, ils auront accès à leur fonds. C’est dans un climat très convivial que la discussion a été faite. Nous avons ensemble acté la mise en place d’un cadre permanent de concertation», avance Vinyo Aziati, directeur de la promotion des arts et de la culture.
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Dans l’immédiat, les deux parties s’en remettent donc à ce cadre de concertation pour suivre l’avancement des dossiers. Faute de calendrier précis, les acteurs culturels entendent toutefois porter leurs revendications jusqu’au président du Conseil. Leur sit-in, qu’ils veulent pacifique et apolitique, reste fixé au 12 octobre.