Face à ce constat, l’Etat ivoirien a engagé une batterie de mesures dans le cadre d’une stratégie axée sur l’encadrement, la répression avec plus de 7.000 sites illégaux démantelés et la formalisation, rapporte lundi la presse ivoirienne.
Cette vision de la Côte d’Ivoire a été mise en avant par le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, en marge des réunions du Printemps de la Banque Mondiale à Washington, fait savoir la même source.
Pour le ministre, l’expansion de l’exploitation aurifère artisanale et à petite échelle s’accompagne d’une montée des flux illicites notamment, dans un contexte où les cours de l’or atteignent le summum. Il a, par ailleurs, estimé qu’aucune réponse nationale ne peut apporter, à elle seule, ses fruits surtout, dans un marché mondialisé où l’Afrique de l’Ouest se trouve reliée aux grandes centrales d’achat à travers le monde.
M. Sangafowa a, dans ce sens, plaidé en faveur d’une coordination globale, en renforçant la traçabilité, tout en s’inspirant du modèle du Processus de Kimberley, afin d’empêcher l’intégration de l’or illégal dans les chaînes de valeur formelles.
