Mondial 2026: voici le programme complet de la phase des groupes avec affiches, dates et horaires des matchs des 10 pays africains

Le trophée de la Coupe du monde co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Le 07/06/2026 à 16h12

C’est le jeudi 11 juin que sera lancée la 23e édition de la Coupe du monde. Pour ce Mondial à 48 équipes, les 10 nations africaines présentes ont l’espoir de briller. En dehors des grands favoris de la compétition (France, Brésil, Argentine et Espagne), le Maroc et le Sénégal figurent désormais parmi les outsiders qui prétendent au titre. Et avec la nouvelle formule, plusieurs pays aspirent au moins à passer le cap des phases de groupes. Voici le calendrier des matchs, dates, horaires (GMT+1) et villes qui abriteront les rencontres du premier tour des 10 équipes africaines qualifiées à ce Mondial qui est co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

La Coupe du monde 2026 débutera le jeudi 11 juin avec un match d’ouverture qui opposera l’Afrique du Sud au Mexique, un des trois pays co-organisateurs, avec les États-Unis et le Canada. Cette édition rassemble 48 équipes nationales dont 10 africaines: Afrique du Sud, Algérie, Cap-Vert, RD Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Ghana, Maroc, Sénégal et Tunisie, soit le double de l’édition 2022 qui s’est déroulée au Qatar. En tout, 104 matchs se dérouleront entre le 11 juin et le 19 juillet 2026.

Il faut souligner qu’avec ce nouveau format, passer le cap de la phase des groupes n’est plus véritablement un exploit. En effet, en plus des deux premiers de chaque poule, les 8 meilleurs 3es se qualifient aussi pour les seizièmes de finale. Une situation qui ouvre la voie a presque toutes les équipes africaines, dont nombreuses avaient du mal à franchir ce cap. Et si certains pays voudront vaincre le signe indien et passer la phase des poules, d’autres ont des ambitions beaucoup plus importantes. C’est le cas particulièrement du Maroc, 4e lors de la dernière Coupe du monde qui s’est tenue au Qatar, qui aspire à faire au moins autant pour cette édition. C’est aussi le cas du Sénégal qui dispose d’un effectif qui lui permet d’aller loin dans cette compétition. A ces deux équipes, il faut aussi ajouter la Côte d’Ivoire, l’Algérie, l’Égypte et la RD Congo qui ont des potentialités pour aller loin dans cette compétition, ou au moins faire mieux que lors de leurs précédentes participations à une phase finale de Coupe du monde.

Une chose est sûre, ce Mondial, à l’instar des précédentes éditions, nous réservera son lot de surprises. Et avec le nivellement du football mondial avec presque tous les joueurs évoluant dans les championnats européens, cette édition sera la plus ouverte aux exploits pour les équipes africaines.

Afrique du Sud – Groupe A: Mexique, Tchéquie et Corée du Sud

Après 16 ans d’absence, les Bafana Banafa marquent leur retour à la Coupe du Monde 2026, après les éditions 1998, 2002 et 2010. D’ailleurs, ce sont eux qui assureront l’ouverture du Mondial face au Mexique, pays coorganisateur à côté des États-Unis et du Canada, avant d’affronter la Tchéquie et la Corée du Sud. Il s’agit d’un groupe globalement équilibré au sein duquel il n’y a pas de grands favoris, même si le Mexique qui joue à domicile bénéficie d’un avantage certain.

L’objectif des sud-Africains, à l’instar de nombreuses équipes africaines, sera de briser le plafond de verre historique de la phase de poules, après 3 participations à une phase finale d’un Mondial (1998, 2002 et 2010 en tant que pays hôte) sans y parvenir. La tâche ne sera pas facile face au Mexique, pays co-organisateur. Toutefois, cette équipe sud-africaine qui développe un football caractérisé par un jeu au sol court, une créativité débordante, des changements de rythmes imprévisibles et une virtuosité technique peut surprendre n’importe quelle équipe du groupe, notamment la Tchéquie et la Corée du Sud.

Contrairement aux autres sélections africaines, l’ossature des Bafana Bafana repose sur deux géants de la Premier Soccer League sud-africaine: Mamelodi Sundows et les Orlando Pirates. Les Bafana Bafana auront la possibilité de démontrer leur style rythmé et instinctif en efficacité redoutable face à leurs adversaires en s’appuyant sur un collectif rôdé de joueurs locaux (19 joueurs locaux) dont 8 joueurs de Mamelodi Sundowns, souvent appelés «Les Brésiliens», et 7 joueurs des Orlando Pirates.

L’équipe s’appuie sur certains vétérans dont le gardien expérimenté Ronwen Williams (34 ans), l’inoxydable meneur de jeu Themba Zwane (36 ans), le métronome Teboho Mokoena (29 ans) et des jeunes dynamiques dont Relebohile Mofokeng (21 ans), Oswin Appollis (24 ans) et l’attaquant de pointe Lyle Foster (26 ans), l’un des rares internationaux du pays qui évolue au Burnley FC (Royaume-Uni).

Une chose est sûre, les supporters sud-africains, avec leurs danses, leurs couleurs et le son des vuvuzelas animeront les matchs des Bafana Bafana avec une seule ambition : atteindre au moins les seizièmes de finale de ce Mondial américain.

- Mexique – Afrique du Sud : jeudi 11/06 à 20h00 à Mexico (Mexique)

- Tchéquie – Afrique du Sud : jeudi 18/06 à 17h00 à Atlanta (États-Unis)

- Afrique du Sud – Corée du Sud : jeudi 25/06 à 02h00 à Monterrey (Mexique)

Maroc – Groupe C : Brésil, Ecosse et Haïti

Désormais 7e nation footballistique mondiale, selon le dernier classement FIFA, le Maroc, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde 2022, fait incintestablement partie des outsiders redoutés pour le titre. Et contrairement aux autres nations africaines qui aspirent à dépasser la phase des groupes, pour les Lions de l’Atlas, qui honorent leur 7e participation à une Coupe du monde (1970, 1986, 1994, 1998, 2018, 2022, et 2026), l’objectif est de faire au moins aussi bien que lors du Mondial qatari, en figurant dans le dernier carré. Et faire mieux signifie accrocher une des médailles en compétition (or, argent ou bronze) pour surpasser l’exploit phénoménal de 2022.

Beaucoup d’analystes ne considèrent plus le Maroc comme outsider, mais comme un véritable prétendant au titre. Du coup, les Lions de l’Atlas sont attendus de pieds fermes par tous leurs adversaires. Ils sont devenus une équipe à battre. Partant, la tâche ne sera pas facile. Toutefois, dans cette poule qui compte en plus du Brésil, l’éternel favori des Mondiaux, l’Ecosse et Haïti, le Maroc a les atouts nécessaires pour occuper l’une des deux premières places.

Et pour cela, il faudra démarrer fort face au Brésil et sa pléiade de stars dans un match difficile dont le vainqueur prendrait une option sérieuse pour la première place qualificative du groupe C.

Logiquement, les Lions de l’Atlas devraient occuper l’une des deux premières places qualificatives de cette poule. Et pour cela, l’équipe marocaine pourra s’appuyer sur des cadres de l’épopée qatarie dont Yassine Bounou, Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui, Sofyan Amrabat, Azzedine Ounahi, Abdessamad Ezzalzouli… et de jeunes joueurs qui ont intégré la sélection après le dernier Mondial tels Brahim Diaz, meilleur joueur de la dernière CAN organisée au Maroc, Bilal El Khannous, Ismael Saibari, Neil El Aynaoui…

- Brésil – Maroc : samedi 13/06 à 23h00 au New Jersey (États-Unis)

- Ecosse – Maroc : vendredi 19/06 à 23h00 à Boston (États-Unis)

- Maroc – Haïti : mercredi 24/06 à 23h00 à Atlanta (États-Unis)

Côte d’Ivoire -Groupe E : Allemagne, Équateur et Curaçao

Après 12 ans d’absence, la Côte d’Ivoire fait son retour à la Coupe du monde. Et pour cette 4e qualification à une phase finale d’un Mondial, après 2006, 2010 et 2014, les Éléphants espèrent passer pour la première fois la phase de groupes. Et avec le potentiel qu’elle a, elle devrait se qualifier ne serait-ce que parmi les 8 meilleure 3es des 12 groupes en compétition.

Pour atteindre leur objectif, la Côte d’Ivoire s’appuie sur une équipe combinant des joueurs expérimentés dont les champions d’Afrique de 2023 parmi lesquels Franck Kessié, Seko Fofana, Ibrahim Sangaré, Nicolas Pépé, Simon Adingra…qui constituent l’ossature de l’équipe, et les jeunes pépites tel que Yan Diomandé (19 ans, RB Leipzig) et Amad Diallo (23 ans, Manchester United) qui ont des capacités à déstabiliser les défenses adverses. Le seul problème est que cette équipe ne compte pas un «9» expérimenté et devra composer avec les nouveaux Elye Wahi (Nice, France) et Ange-Yoan Bonny, Inter Milan, Italie) qui portera officiellement le maillot orange pour la première fois lors du Mondial. Sur le papier, la Côte d’Ivoire dispose d’un des meilleurs effectifs des pays africains actuellement.

En tout cas, si les Éléphants souhaitent assurer leur qualification aux seizièmes de finale, ils doivent impérativement bien débuter la compétition face à l’Équateur, leur principal challenger pour l’une des deux premières places du groupe. C’est dire que le premier match des Ivoiriens est décisif pour la qualification. Une victoire lors de ce match serait synonyme de qualification quasi assurée sachant que leur dernier match du groupe sera contre la modeste équipe et surprise de ce Mondial, Curaçao. La rencontre contre l’Allemagne permettra surtout de jauger les capacités réelles des Ivoiriens à aller loin dans cette compétition.

- Côte d’Ivoire – Équateur : lundi 15/O6 à 00h00 à Philadelphie (États-Unis)

- Allemagne – Côte d’Ivoire : samedi 20/06 à 21h00 à Toronto (Canada)

- Curaçao – Côte d’Ivoire : jeudi 25/06 à 21h00 à Philadelphie (États-Unis)

Tunisie - Groupe F : Pays-Bas, Japon et Suède

La Tunisie, l’une des équipes africaines ayant le plus participé à une phase finale d’une Coupe du monde (1978, 1998, 2002, 2006, 2018, 2022 et 2026), court toujours derrière une qualification en huitièmes de finale. Et cette septième participation à une phase finale d’un Mondial devrait être la bonne. Et pour cela, l’entraineur tunisien s’est appuyé sur de jeunes joueurs. Ainsi, parmi ceux ayant participé au Mondial 2022 au Qatar, seuls 6 ont été retenus pour l’édition 2026: Montassar Talbi, Dylan Brown, Hannibal Mejbri, Ellyes Skhiri, Ali Abdi et Anis Ben Slimane.

Le nouvel entraineur, Sabri Lamouchi, mise sur les jeunes joueurs et a repensé entièrement l’identité de l’équipe, la transformant d’une formation axée sur la solidité défensive en une équipe offensive, capable de prendre des initiatives et de contrôler les matchs.

Les supporters tunisiens sont impatients de voir si l’entraineur est arrivé à instaurer une certaine harmonie entre les joueurs expérimentés et les nouveaux venus.

En tout cas, la Tunisie est l’une des équipes africaines ayant un groupe d’adversaires de taille avec le Japon, les Pays-Bas et la Suède. Dans cette poule, si les Pays-Bas semblent avoir le statut de favori du groupe, derrière, chacune des équipes peut se prévaloir à une place qualificative directe.

- Suède -Tunisie : lundi 15/06 à 03h00 à Guadalupe (Mexique)

- Tunisie – Japon : dimanche 21/06 à 05h00 à Guadalupe (Mexique)

- Tunisie – Pays-Bas : lundi 26/06 à 00h00 à Kansas City (États-Unis)

Egypte -Groupe G : Belgique, Nouvelle-Zélande et Iran

En trois éditions précédentes (1934, 1990 et 2018), l’Égypte n’a jamais réussi à passer en huitième de final. Du coup, pour cette édition, les Pharaons ambitionnent au moins d’ouvrir une nouvelle page de leur histoire dans cette compétition en parvenant à passer la phase des groupes. A noter que lors des 7 matchs joués par les pharaons lors des trois éditions auxquelles ils ont participé, les Égyptiens ont enregistré 2 nuls et cinq défaites. Ainsi, l’Égypte pourrait enregistrer sa première victoire en Coupe du monde lors de cette édition américaine.

Évoluant dans un groupe qui comprend la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Iran, l’Égypte a les atouts pour sortir de cette poule considérée comme globalement abordable pour les Pharaons. Les Égyptiens doivent surtout négocier le premier match face à la Belgique, grande favorite pour occuper la première place du groupe. Pour le reste, l’Iran et la Nouvelle-Zélande sont largement à la portée des Pharaons qui n’ont pas d’excuses pour se qualifier, même parmi les meilleurs troisièmes des 12 groupes. Le nouveau format de 48 équipes avec une qualification élargie aux meilleurs troisièmes des groupes devrait faciliter la tâche aux Pharaons qui devront tout de même enregistrer leur première victoire dans une phase finale d’une Coupe du monde.

Pour passer ce cap, les Pharaons peuvent compter sur la cohésion du groupe composé majoritairement de joueurs locaux, notamment ceux de l’équipe d’Al Ahly, mais aussi et surtout de son attaque qui sera menée par les stars Mohamed Salah (Liverpool) et Omar Marmoush (Manchester City).

- Belgique -Égypte : lundi 15/06 à 20h00 à Seattle (États-Unis)

- Nouvelle-Zélande : Égypte : lundi 22/06 à 02h00 à Vancouver (Canada)

- Égypte -Iran : samedi 27/06 à 04h00 à Seattle (États-Unis)

Cap-Vert : Groupe H - Espagne, Uruguay et Arabie Saoudite

Première participation et la plus petite nation africaine en termes de population (autour 550.000 habitants) à se qualifier à une phase finale d’une Coupe du monde, le Cap-Vert ne compte pas faire de la simple figuration. Qualifié haut la main et premier de sa poule devant le Cameroun, le Cap-Vert s’est retrouvé dans un groupe qui compte un des favoris du Mondial, l’Espagne, et une équipe habituée des phases finales de Coupe du monde et déjà championne, l’Uruguay. Nonobstant, les Capverdiens qui ont démontré leur efficacité peuvent tirer leur épingle du jeu en négociant au moins l’un des quatre meilleurs troisièmes pour se qualifier au tour suivant. Pour cela, ils doivent bien négocier leur premier match face à l’Espagne, avant d’affronter l’Uruguay l’un de leur protagoniste pour la place qualificative du groupe, derrière l’Espagne. La victoire face à la Serbie en match amical sur le score de 3 buts à 0 donne de la confiance aux Requins Bleus.

Pour cela, l’équipe, entrainée par Pedro Leitào Brito dit «Bubista», ancien capitaine des Requins Bleus, en poste depuis 2020, reconnu pour sa discipline tactique, sa solidité défensive et sa capacité d’élever l’intensité face à des adversaires expérimentés, s’appuiera sur une complémentarité entre joueurs locaux et des éléments issue de l’importante diaspora capverdienne et évoluant dans différents championnats européens.

- Espagne – Cap-Vert : lundi 15/06 à 17h00 à Atlanta (États-Unis)

- Uruguay – Cap-Vert : dimanche 21/06 à 23h00 à Miami (États-Unis)

- Cap-Vert – Arabie Saoudite : samedi 27/06 à 01h00 à Houston (États-Unis)

Sénégal: Groupe I : France, Norvège et Iraq

Pour sa quatrième participation à une phase finale d’une Coupe du monde, le Sénégal apparait comme l’une des équipes les plus attendues. Après avoir atteint les quarts de finale lors de la Coupe du monde de 2002, co-organisée par le Japon et la Corée du Sud, les Lions de la Teranga s’étaient inclinés face à la Turquie (0-1) après prolongations, frôlant les demi-finales du Mondial.

Pour cette édition, les Lions de la Teranga ambitionnent de faire mieux. Pour cela, il faut au préalable sortir du groupe l qui comprend, en plus du Sénégal, la France, la Norvège et l’Irak. Sur le papier, les Bleus apparaissent comme les grands favoris, mais la bataille pour la deuxième place s’annonce particulièrement relevée, notamment entre la Norvège d’Erling Haaland et le Sénégal de Sadio Mané.

Le Sénégal peut viser l’une des deux premières places du groupe, en battant la France comme ce fut le cas en 2002 lorsque la bande à El-Hadj Diouf avait surpris les Champions du monde en titre. Le Sénégal est l’une des équipes africaines qui a le meilleur potentiel pour aller loin dans cette compétition. Toutefois, les Lions sont très attendus par leurs adversaires.

Pour passer aux huitièmes, les Lions de la Teranga doivent impérativement battre l’Irak et partager, au moins, les points avec la France ou la Norvège. Ils ont les capacités d’aller loin dans cette compétition en s’appuyant sur quelques joueurs expérimentés dont Sadio Mané, Kalidou Coulibaly, Edouard Mendy, Gana Gueye et Crépin Diata, qui encadreront la nouvelle génération très prometteuse notamment Ismaïla Sarr, Nicolas Jakson, Ilimane Ndiaye,… Pour les supporters sénégalais, une sortie avant les quarts de finale serait tout simplement synonyme de contreperformance.

- France – Sénégal : 16/06 à 20h00 au New Jersey (États-Unis)

- Norvège – Sénégal : 23/06 à 01h00 au New Jersey (États-Unis)

- Sénégal – Irak : 26/06 à 20h00 à Toronto (Canada)

Algérie – Groupe J : Argentine, Jordanie et Autriche

Pour sa cinquième participation à une phase finale d’une Coupe du Monde (1982, 1986, 2010, 2014 et 2026), l’Algérie s’est fixée comme objectif de faire mieux qu’en 2014, lorsqu’elle a atteint les huitième de finale. Et dans une poule qui compte l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, les Fennecs d’Algérie ont la capacité de se qualifier en occupant l’une des deux premières places qualificatives directement du groupe. Si l’Argentine, championne du monde en titre, semble être d’un cran supérieure au reste du groupe, la seconde place qualificative devrait se jouer entre l’Algérie, l’Autriche et la Jordanie. L’équipe algérienne a du potentiel pour sortir de cette poule. Et pour y arriver, elle pourra compter sur des jeunes joueurs talentueux évoluant dans différents championnats européens dont Rayan Aït-Nouri, Fares Chaïbi, Mohamed Amine Amoura, Ibrahim Maza, Anis Hadj Moussa et le gardien Luca Zidane, entouré de joueurs expérimentés dont Riyad Mahrez, Nabil Bentaleb, Ramy Bensebaïni…

Le match amical remporté face aux Pays-Bas (1-0) montre que l’équipe a du potentiel, surtout quand on fait confiance aux jeunes.

- Argentine – Algérie : mercredi 17/06 à 02h00 à Kansas City (États-Unis)

- Jordanie – Algérie : mardi 23/06 à 04h00 à Californie (États-Unis)

- Algérie – Autriche : dimanche 28/06 à 03h00 à Kansas City (États-Unis)

RD Congo - Groupe K : Portugal, Colombie et Ouzbékistan

Les Léopards sont de retour au Mondial, 52 ans après leur première et unique participation à une Coupe du Monde en 1974. C’est l’équipe qui a emprunté le plus long parcours pour y arriver en passant par les éliminatoires africaines, les barrages du continent africain en éliminant le Cameroun et le Nigeria, avant de valider son ticket lors des barrages intercontinentales FIFA face à la Jamaïque.

Pour cette seconde participation, ils ont les atouts pour passer la phase des groupes. Figurant dans le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et l’Ouzbékistan, les Léopards débutent la compétition le 17 juin contre le Portugal à Houston, avant d’affronter la Colombie à Guadalajara au Mexique et finir avec l’Ouzbékistan à Atlanta aux États-Unis. Si le premier match s’annonce compliqué, les Congolais peuvent négocier un nul face à la Colombie et battre l’Ouzbékistan pour figurer, au moins, parmi les meilleurs troisième, à défaut de s’emparer de la 2e place du groupe où il faudra certainement batailler face à la Colombie de James Rodriguez et surtout du facteur offensif de la sélection, Luis Diaz.

Les Léopards vont s’appuyer sur des vétérans très expérimentés dont Cédric Bakambu (35 ans), joueur du Bétis Séville, qui goûte enfin au Mondial, Aaron Wan-Bissaka, Chancel Mbemba et Yoane Wissa. Seul problème, les Léopards ne sont pas constants…

Toutefois, contrairement aux autres équipes, les Léopards seront privés du soutien de leurs supporters empêchés pour des restrictions de voyage liées à Ebola. Les États-Unis, qui co-organisent le Mondial avec le Canada et le Mexique, ont interdit l’entrée aux non-Américains qui se sont rendus en Afrique centrale au cours des 21 derniers jours précédant le début du Mondial. Une décision intervenue après que l’OMS a déclaré l’urgence de santé publique par rapport à Ebola le 16 mai 2026. Une décision qui va priver le Mondial de l’ambiance des Congolais et de «Lumumba», l’icône des supporters de la CAN 2025 au Maroc.

- Portugal – RD Congo : mercredi 17/06 à 18h00 à Houston (États-Unis)

- Colombie – RD Congo : mercredi 24/06 à 03h00 à Guadalajara (Mexique)

- RD Congo – Ouzbékistan : dimanche 28/06 à 00h30 à Atlanta (États-Unis)

Ghana: Groupe L: Angleterre, Croatie et Panama

Pour leur 5e qualification (2006, 2010, 2014, 2022 et 2026) à une phase finale d’une Coupe du Monde, les Blacks Stars du Ghana se retrouvent dans un groupe relevé avec l’Angleterre (4e au classement FIFA) et la Croatie (11e au classement FIFA), deux outsiders, derrière les grands favoris du Mondial (France, Espagne, Argentine et Brésil), complété par le Panama. C’est dire que la tâche ne sera pas facile pour les Ghanéens habitués à des hauts et des bas. Une situation qui fait que si les Blacks Stars se sont qualifiés haut la main (8 victoires, un nul et une défaite) pour le Mondial américain, ils ont raté la dernière phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui s’est déroulée au Maroc. Une situation qui s’explique par une certaine instabilité technique avec des changements d’entraineurs fréquents et des problèmes au niveau de la gestion de la sélection. Des facteurs qui se traduisent par des résultats de l’équipe nationale en dents de scie. D’ailleurs, le nouvel entraineur, Carlos Queiroz, technicien portugais très expérimenté, n’a été nommé qu’en avril dernier.

Pour cette édition, le Ghana s’est fixé comme objectif de franchir le premier tour. Les Blacks Stars vont démarrer la compétition le 17 juin à Toronto (Canada) face au Panama, un match qu’ils doivent impérativement gagner, avant d’enchainer contre l’Angleterre et la Croatie. La victoire lors du premier match est obligatoire si les Blacks Stars veulent espérer dépasser la phase des groupes, en s’accaparant, au moins, d’une des places réservée aux meilleurs troisième des groupes en compétition. Toutefois, le Panama (33e au classement FIFA, contre 74e pour le Ghana), ne sera pas une équipe facile à vaincre.

Le Ghana pourra s’appuyer sur des cadres expérimentés évoluant dans les grands championnat européens à l’instar de Thomas Partey (Villarreal, Espagne), Jordan Ayew (Leicester, Angleterre), Iñaki Williams (Athletic Bilbao) et Antoine Semenyo (Manchester City/Angleterre). Toutefois, l’avenir des Blacks Stars reposent sur la nouvelle génération de jeunes talentueux dont Abdul Fatawu Issahaku, (Leicester City/Angleterre), un dribleur hors pair capable de déstabiliser les défenses adverses, Kamaldeen Sulemana (Atlanta Bergame/Italie), Brandon Thomas-Asanté (Coventry City, Angleterre)…

Face à l’Angleterre et à la Croatie, les Blacks Stars devront faire preuve d’efficacité et de maturité. Et avec cette alchimie de cadres expérimentés et de jeunes talentueux, le Ghana possède des arguments pour rêver d’un exploit.

En tout cas les supporters ghanéens rêvent de retrouver les sommets de cette compétition, se rappelant avoir frôlé une qualification historique en demi-finale lors du Mondial 2010 organisé par l’Afrique du Sud.

- Ghana – Panama : jeudi 18/06 à 00h00 à Toronto (Canada)

- Angleterre – Ghana : mardi 23/06 à 21h00 à Boston (États-Unis)

- Croatie – Ghana : samedi 27/06 à 22h00 à Philadelphia (États-Unis)

Par Moussa Diop
Le 07/06/2026 à 16h12