L’OMS a déclenché dimanche une alerte sanitaire internationale pour faire face à une 17e flambée d’Ebola en RDC, vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants, où sont frappées des provinces orientales difficilement accessibles par la route et en proie aux violences des groupes armés.
Selon l’OMS, l’épidémie est déjà suspectée d’avoir fait 139 morts sur près de 600 cas probables et pourrait se prolonger, mais le risque d’une pandémie est jugé «faible».
Les Etats-Unis, qui co-organisent la coupe du monde de football avec le Canada et le Mexique (11 juin - 19 juillet), ont annoncé lundi un renforcement des contrôles sanitaires à leurs frontières contre le virus Ebola en interdisant l’entrée des ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.
Un responsable américain a précisé mardi que l’équipe congolaise s’est déjà entraînée en Europe et pourrait ainsi ne pas correspondre à ces critères de refus.
Le stage de préparation de l’équipe congolaise, «devait débuter à Kinshasa pendant trois jours», mais a été «délocalisé» en Belgique, a déclaré à l’AFP un responsable presse de la sélection, sans préciser si la décision avait été prise en raison de l’épidémie d’Ebola.
«Aucun joueur évoluant au pays n’a été retenu» dans la sélection nationale, a-t-il précisé.
Les Léopards s’étaient qualifiés pour le Mondial en battant la Jamaïque (1-0) lors d’un barrage intercontinental le 31 mars, une deuxième qualification historique pour le pays et pour les joueurs du sélectionneur français Sébastien Desabre après le Mondial-1974 joué par le Zaïre.
La RDC doit affronter la Colombie, le Portugal et l’Ouzbékistan, en phases de groupe du mondial.
Le risque épidémique d’Ebola en RDC est jugé « élevé » pour l’Afrique centrale mais «faible» au niveau mondial par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon laquelle l’épidémie est probablement apparue «il y a plusieurs mois».
