
Le soufre, nouveau goulot majeur: prix plus que doublés depuis le début de l’année, et facture marocaine des importations à 20,2 milliards de dirhams sur huit mois, en hausse de 12,3 milliards par rapport à 2025.

Un agriculteur: face à la hausse des prix, des producteurs réduisent les quantités appliquées, retardent leurs achats ou se tournent vers des cultures exigeant moins d’intrants. Prioriser l’azote et réduire phosphate et potasse: un autre arbitrage qui peut tenir la récolte immédiate, mais qui pèse durablement sur la fertilité des sols.
(PHILL MAGAKOE/AFP)
Selon une étude comparative 2026 de l’African Plant Nutrition Institute (APNI), dans les fermes du Ghana, du Kenya et du Maroc, le premier obstacle auquel les agriculteurs font face n’est pas d’abord une absence physique d’engrais sur le marché, mais le prix à payer pour s’en procurer. L’étude met en évidence ce que le bulletin du Centre international de développement des engrais (IFDC) appelle «fertilizer affordability». Autrement dit, la capacité financière des producteurs à acheter des engrais à un coût supportable. C’est cette contrainte qui est qualifiée de «most immediate constraint», c’est-à-dire la plus urgente et la plus directe.
(YASUYOSHI CHIBA/AFP)
Illustration: routes maritimes du canal de Suez, du détroit de Bab al-Mandeb et du détroit d’Ormuz (source : BBC).

Le 14 septembre, les forces houthis ont annoncé la prise des îles Greater Hanish et Lesser Hanish, après la prise du port de Mokha et de l’île de Perim, renforçant leur position autour du détroit de Bab al-Mandeb.
