Cette décision fait suite à un audit mené du 29 juin au 16 octobre 2026 par le ministère des Mines et des Ressources géologiques, qui a permis d’identifier plusieurs manquements aux obligations légales, réglementaires et contractuelles des opérateurs, indique un communiqué du gouvernement gabonais.
Au total, 41 permis de recherche et 11 permis d’exploitation ont été retirés à l’issue de cette opération, qui s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités pour promouvoir une exploitation minière responsable et améliorer les retombées économiques du secteur.
Les contrôles ont notamment révélé l’absence d’activités sur certains périmètres miniers, le non-paiement des droits et redevances dus à l’État, ainsi que des manquements aux engagements environnementaux et communautaires.
Selon le gouvernement, cette démarche vise également à lutter contre la spéculation sur les titres miniers, qui consiste à conserver des droits sur des périmètres présentant un potentiel économique sans réaliser les investissements nécessaires à leur exploitation.
Ces pratiques limitent la valorisation des ressources naturelles, freinent le développement de l’industrie minière et réduisent les perspectives de création d’emplois pour les populations locales, souligne la même source.
L’audit a concerné sept provinces du pays, à savoir l’Estuaire, l’Ogooué-Ivindo, le Woleu-Ntem, le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Lolo, la Ngounié et la Nyanga.
Cette couverture géographique témoigne, selon les autorités, de leur volonté de renforcer les mécanismes de contrôle et de garantir une application rigoureuse de la réglementation régissant les activités minières sur l’ensemble du territoire.
Au-delà du retrait des permis, le gouvernement entend favoriser une gestion plus transparente du patrimoine minier national, en veillant au respect des obligations environnementales et à la prise en compte des intérêts des communautés concernées.
La récupération des périmètres concernés s’inscrit ainsi dans une démarche visant à encourager leur mise en valeur effective et à renforcer la contribution des activités extractives au développement économique du pays.
L’opération de vérification avait été engagée à la suite de la suspension des activités aurifères en petite mine, décidée le 22 juin 2026, afin d’examiner la régularité des titres miniers et le respect des engagements de leurs détenteurs.
