Kenya: un projet de 3 milliards de dollars pour accélérer la mobilité électrique

Des voitures électriques en charge.

Le 19/10/2026 à 14h46

Le Kenya prévoit d’investir 3 milliards de dollars dans un projet de mobilité électrique afin de renforcer ses capacités industrielles et de développer une filière locale de véhicules électriques.

Le programme prévoit la mise en place d’une usine d’assemblage de 50.000 véhicules électriques à quatre roues par an et d’une seconde unité destinée à produire jusqu’à 100.000 deux-roues et véhicules de mobilité légère annuellement.

Il comprend également l’installation de 1.000 hubs de recharge alimentés à l’énergie solaire et le développement d’une plateforme numérique capable de gérer jusqu’à 100.000 véhicules.

À travers cette initiative dont l’annonce a été faite récemment par le président kényan William Ruto, à l’occasion de la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les partenaires du projet, Nairobi entend favoriser la création d’emplois, le transfert de technologies et le développement des compétences locales dans un secteur considéré comme stratégique pour la transformation industrielle du pays.

Le projet devrait générer environ 2.000 emplois directs et plus de 20.000 emplois indirects, au moment où 80.000 opportunités supplémentaires pourraient émerger dans la gestion des flottes, les opérations et les services liés à la mobilité électrique, selon les données présentées par les autorités.

Le Kenya entend par ailleurs faire de ce projet une plateforme de production régionale, en tirant parti des opportunités d’accès aux marchés d’Afrique de l’Est pour les véhicules respectant les règles de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

Cette orientation s’inscrit dans la stratégie nationale de mobilité électrique lancée en février 2026, qui vise notamment à soutenir la production locale, à développer les infrastructures de recharge et à renforcer les compétences nécessaires à l’émergence de cette industrie.

Les autorités comptent également sur cette transition pour réduire la dépendance du pays aux importations de pétrole, dont la facture annuelle est estimée à environ 5 milliards de dollars, selon le ministère des Routes et des Transports.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 19/10/2026 à 14h46