Mali: la production industrielle d’or bondit de plus de 30% au premier semestre 2026

La Royal Ghana Gold Refinery, d'un coût de 450 millions de dollars, a une capacité de traitement de 400 kilogrammes d’or/jour, soit 120 tonnes par an.

Le 25/10/2026 à 15h05

La production industrielle d’or au Mali a enregistré une hausse de plus de 30% au premier semestre 2026, atteignant 23,5 tonnes contre environ 18 tonnes durant la même période de l’année précédente, confirmant la reprise progressive de l’activité aurifère dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette performance dépasse les prévisions initiales du gouvernement, qui tablaient sur une production de 21,2 tonnes pour les six premiers mois de l’année, a indiqué le ministre malien des Mines, Amadou Keïta, lors de la présentation, jeudi à Bamako, du bilan du secteur minier, rapportent des médias locaux.

Les autorités maliennes prévoient désormais une production industrielle de 43,2 tonnes d’or pour l’ensemble de l’année 2026, dans un contexte marqué par le redressement des activités minières après les difficultés enregistrées en 2025.

La reprise a notamment été soutenue par les performances de plusieurs grands sites d’exploitation, dont la mine de Fekola, qui a produit 8,85 tonnes d’or au premier semestre, tandis que celle de Loulo a enregistré une production de 6,9 tonnes, dépassant son niveau de l’année précédente.

Cette évolution intervient après une année 2025 marquée par une contraction de 22,9% de la production industrielle d’or, passée de 54,8 tonnes en 2024 à 42,2 tonnes, selon les données officielles.

Ce recul avait été particulièrement accentué par les difficultés rencontrées au complexe minier de Loulo-Gounkoto, dont la production avait chuté de 22,5 tonnes en 2024 à 5,5 tonnes en 2025.

Malgré cette diminution des volumes, les recettes d’exportation d’or avaient fortement progressé, atteignant 2.750 milliards de francs CFA (environ 4,69 milliards de dollars) en 2025, contre 1.610 milliards FCFA (près de 2,75 milliards de dollars) en 2024, soit une hausse de près de 71%.

Le secteur aurifère a également contribué de manière importante aux finances publiques, les sociétés minières ayant versé 940 milliards FCFA (environ 1,60 milliard de dollars) à l’État malien en 2025 au titre de leurs activités d’exploitation, selon les chiffres présentés par le ministre.

Dans le cadre des réformes engagées pour améliorer la gouvernance et les retombées économiques du secteur, les autorités ont par ailleurs recouvré 761 milliards FCFA (près de 1,30 milliard de dollars) d’arriérés à la suite d’un audit des sociétés minières.

Le gouvernement poursuit également la vérification des titres miniers et l’annulation des permis inactifs, conformément aux dispositions du nouveau Code minier adopté en 2023.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 25/10/2026 à 15h05