Mali. Le Maroc invité d’honneur des 6e Golden Days: l’expertise au service d’un gisement minier encore sous-exploité

Driss Isbayene (au cantre) ambassadeur du Maroc au Mali au stand de l'Onhym aux 6e Golden Days de Bamako. DR.

Le 09/05/2026 à 12h33

VidéoPilier de l’économie malienne dont il représente 10% du PIB, le secteur minier du Mali intéresse les investisseurs de différents pays d’où la présence de plus de 70 exposants à la 6e édition des Golden Days de Bamako, un record de participation qui confirme la montée en puissance de ce rendez-vous annuel.

Du 7 au 9 mai au Centre International de Conférence de Bamako il est question de partenariats concrets, de financement et d’opportunités au profit d’une jeunesse en quête d’emplois stables et bien rémunérés. Regorgeant de richesses, le sous-sol malien est en mesure de répondre à ces aspirations.

Le secteur minier, pilier de l’économie malienne, a généré en 2024 des recettes collectées par le Trésor auprès des compagnies minières estimées à 835,1 milliards de FCFA (environ 1,4 milliard de dollars), en hausse de 52,5%. Une progression qui résulte de l’application du nouveau Code minier qui fait briller enfin l’or pour les Maliens.

Ce potentiel, encore largement sous-exploité, intéresse les investisseurs de différents horizons d’où la présence à la 6e édition des Golden Days de plus de 70 exposants contre seulement 57 lors de l’édition précédente.

«Cette progression témoigne de l’attractivité croissante de l’évènement, mais surtout des opportunités offertes aux acteurs locaux. Les Golden Days ne sont pas seulement un espace de discours mais plutôt de l’action», précise le promoteur de ce rendez-vous annuel, Mohamed Coulibaly.

Fort de l’expertise de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), le Maroc est invité d’honneur de cette édition. Pour Khalid Amrouch, représentant de l’ONHYM en témoigne «notre participation à l’édition 2026 des Dolden Days, témoigne des relations entre le Maroc et le Mali qui reposent sur une logique de coopération concrète, mutuellement bénéfique. L’Office est venu partager ses expériences avec les entreprises venues d’autres horizons. Le Mali possède un potentiel géologique exceptionnel».

Pour sa part, le ministre des mines, Pr Amadou Keïta, a tout d’abord salué la coopération sud-sud, avant de préciser que « la coopération entre le Maroc et le Mali est un axe stratégique majeur car créant des opportunités uniques pour le développement des infrastructures, le transfert des technologies, et le renforcement des capacités ».

Le Amadou Keïta revient sur «la mise en place de la brigade spéciale des mines dont la mission est de sécuriser les sites miniers et de lutter contre la fraude et l’exploitation illégale. Ces brigades témoignent de la détermination du gouvernement malien à protéger les actifs et à faire respecter l’Etat de droit».

Cet intérêt s’est illustré en août 2023, lorsque le chef de l’État, Assimi Goita avait promulgué le nouveau code minier, soit seulement vingt jours après son adoption à l’unanimité au Parlement. Une législation qui permettra à Bamako de prendre jusqu’à 30% de participation dans les nouveaux projets miniers, contre les 20% prévus par le code de 2019.

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 09/05/2026 à 12h33