Cette performance a contribué au renforcement des recettes d’exportation du secteur minier, qui ont atteint 6,69 milliards de N$ en août, représentant 72% des exportations nationales, contre 62% le mois précédent.
Dans le détail, la production d’uranium a progressé de 8% sur un mois, tandis que celles du zinc et de l’or ont augmenté respectivement de 27% et de 4%, témoignant d’une évolution favorable de plusieurs filières extractives.
Ces résultats interviennent dans un contexte marqué par des perspectives positives à moyen et long termes pour l’industrie minière namibienne, soutenues notamment par la fermeté des cours internationaux de l’or et de l’uranium, ainsi que par le développement de nouveaux projets. «Les pressions sur les coûts et la conjoncture macroéconomique sont réelles, mais la fermeté des prix de l’or et de l’uranium ainsi qu’un solide portefeuille de projets maintiennent des perspectives positives», a déclaré le directeur général de la Chambre des mines, Fabian Shaanika.
Malgré ces performances, l’activité minière globale a enregistré une contraction mensuelle de 4%, principalement sous l’effet d’un recul de 12% de la production de diamants.
La Banque de Namibie prévoit désormais une contraction de 6,2% du secteur minier en 2026, contre une baisse de 2,2% anticipée précédemment, en raison notamment des pressions inflationnistes et de l’augmentation des coûts d’exploitation.
Au deuxième trimestre 2026, la production minière avait reculé de 3,1%, après une contraction plus prononcée de 7,1% au premier trimestre, selon les données communiquées la semaine dernière par la Chambre des mines.
Cette évolution s’est produite alors que l’économie namibienne enregistrait une croissance de 4,8% au deuxième trimestre, illustrant les performances contrastées des différents secteurs d’activité.
