L’ancien président du Botswana de 1998 à 2008, Festus Mogae, reconnu pour sa lutte contre le sida et pour avoir mis ce pays d’Afrique australe sur la voie de la prospérité, est mort vendredi, a annoncé l’actuel chef d’Etat, Duma Boko, lors d’une allocution.
Lauréat du prix Mo Ibrahim 2008 «de la bonne gouvernance» en Afrique, Festus Mogae, décédé à 86 ans, avait été récompensé pour avoir développé le pays grâce à la richesse de son sous-sol, en particulier les diamants, dont le Botswana était alors le premier producteur en volume comme en valeur.
«Sous sa direction, le Botswana s’est forgé une réputation internationale grâce à une gouvernance fondée sur des principes, une gestion économique rigoureuse et un engagement indéfectible en faveur de la démocratie», a salué Duma Boko, élu en 2024 et premier président à ne pas être issu du parti BDP depuis l’indépendance en 1966.
Il a par ailleurs décrété «trois jours de deuil national» en l’honneur du troisième président du pays.
Festus Mogae a également inversé la courbe de prévalence du VIH qui avait atteint son sommet au début du premier de ses deux mandats. Dans le dernier budget de sa présidence, il avait par exemple alloué plus d’un quart des dépenses à la lutte contre le sida.
Par la suite, Festus Mogae a été très impliqué dans une tentative de règlement du conflit au Soudan du Sud en présidant la Commission de surveillance et d’évaluation (JMEC) de l’accord de paix signé le 26 août 2015.
