Ismael Cheikh Ahmed, ancien ministre des Affaires, de la Coopération et des mauritaniens de l’extérieur (2008/2018), a été élu Secrétaire Général de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), au terme d’une session organisée à Jeddah, jeudi.
Diplomate chevronné, natif de Nouakchott en 1960, le Mauritanien succède au tchadien Houssein Brahim Taha.
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Ce succès confirme une tendance marquée par la montée en puissance de la diplomatie de Nouakchott, après l’élection de Sidi ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD), la nomination de Zeine ould Zeidane au département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI), et la probabilité de l’élection de Mme Coumba Bâ, ancienne ministre, au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OCI).
Avec 57 états membres, l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), la plus grande organisation intergouvernementale du monde après les Nations Unies.
Deux personnalités saluent l’arrivée de Ould Cheikh Ahmed aux commandes de l’OCI et attirent l’attention sur les défis qui attendent leur compatriote.
Le Pr Lô Gourmo, avocat, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP/opposition) salue “l’arrivée d’un compatriote aux commandes d’une grande organisation mondiale, de surcroit, une institution islamique. C’est la suite d’une série de désignations fortes, symboliques et significatives à la tête de la BAD, au FMI et donc à des niveaux très élevés. On ne peut que s’en réjouir. C’est une victoire diplomatique de la Mauritanie et une marque de reconnaissance de la valeur de nos cadres”.
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L’opposant lance une pique au passage, en invitant les autorités à adopter la même logique, privilégiant les compétences, dans le choix des responsables de hauts postes au niveau interne.
Listant les défis, le Pr Lô invite Ismael Cheikh Ahmed à élargir les compétences de l’OCI, dans la gestion des crises en pensant à une région du Sahel “en proie à la violence et la destruction” pour répondre pleinement à la vocation d’une organisation dédiée à la promotion des valeurs de paix, de tolérance, de fraternité et accompagner les actions de développement, dans un espace de contrastes très fort, avec des états très riches et des pays fortement accablés par la pauvreté, la guerre.
Houssein Dieng, administrateur du forum CERIM cite “la question palestinienne et la nécessité d’une solution à deux Etats” au nombre des défis à relever .
