Ces trois pays sahéliens revendiquent une politique souverainiste et ont tourné le dos à l’Occident. Ils ont formé la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).
En septembre 2025, ils avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI, la qualifiant d’«instrument de répression néo-coloniale aux mains de l’impérialisme».
Dans un communiqué transmis mardi à l’AFP, la CPI dit avoir reçu le 18 juin une notification de demande de sortie de l’institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.
Cette demande «prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification», conformément aux règlements de la CPI, précise-t-elle.
Le Niger doit toutefois continuer à honorer ses obligations au sein de la CPI jusqu’à la prise d’effet de son retrait, précise l’institution.
«Bien que l’adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves», ajoute la Cour.
La CPI n’a pas évoqué pas les cas du Mali et du Burkina.
Fondée en 2002, la Cour pénale internationale a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes.
L’institution comptait jusqu’à présent 125 membres. Les Etats-Unis et la Russie n’en font pas partie, ni Israël, la Chine ou la Birmanie.
Elle essuie régulièrement des critiques, notamment dans les pays africains où elle est accusée de poursuivre majoritairement des personnalités du continent.
