«Les officiers dont le grade est supérieur à celui de colonel», c’est-à-dire les généraux, «bénéficieront d’une augmentation salariale de 30%», a déclaré Bayo Onanuga, conseiller en communication du président Bola Tinubu, dans un communiqué.
«Les militaires, du colonel jusqu’au sous-officier supérieur, bénéficieront d’une augmentation de 50%, tandis que les militaires, du simple soldat au sergent-chef, bénéficieront d’une augmentation de 80%», a-t-il ajouté.
Deux responsables militaires ont indiqué à l’AFP que les militaires les moins bien rémunérés – les simples soldats – perçoivent un salaire de base mensuel de 100.000 nairas (environ 73 dollars).
Selon la présidence, cette mesure portera la masse salariale annuelle des forces armées nigérianes à 924 milliards de nairas (environ 678 millions de dollars), contre 660 milliards auparavant.
Cette augmentation est un «signe de notre profonde reconnaissance» envers les forces armées, a déclaré - cité dans le communiqué - le président Tinubu, qui brigue un nouveau mandat en janvier.
La mesure, qui concernera environ 250.000 personnes, intervient alors que de nombreux Nigérians continuent de faire face à la hausse du coût de la vie, les réformes mises en place par Bola Tinubu pour relancer l’économie et rassurer les investisseurs internationaux continuant de peser sur les citoyens.
L’inflation a grimpé à 30% en 2024, mais s’est depuis ralentie pour s’établir à 15,9% en juin, tandis que les prix du carburant ont plus que triplé en quatre ans.
Selon la Banque mondiale, environ 61% des Nigérians vivent dans la pauvreté, soit une augmentation de 4 points par rapport à l’entrée en fonction de Bola Tinubu en mai 2023.
Le Nigeria est confronté à une insurrection djihadiste qui dure depuis plus de 17 ans dans le nord-est du pays, ainsi qu’à des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans la région du centre-nord.
Une agitation sécessionniste violente continue de faire rage dans le sud-est, tandis que les enlèvements contre rançon, qui se multiplient, ravagent le nord-ouest.
