Habituellement réservées aux grandes occasions ou aux fêtes religieuses, de telles mesures sont exceptionnelles dans ce pays ouest-africain.
Ces grâces ont été accordées pour «améliorer les conditions de détention, réduire la population carcérale et favoriser la réinsertion sociale des personnes graciées», selon le ministère de la Justice.
La mesure, décidée par décrets signés lundi, prévoit une remise totale de peine pour 921 condamnés, ainsi que pour 21 détenus gravement malades, 19 mineurs et un détenu âgé de plus de 65 ans.
Dix-huit condamnés bénéficient par ailleurs d’une remise partielle de peine, tandis que la peine de réclusion criminelle à perpétuité de quatre condamnés est commuée.
En avril 2025, 1.121 détenus avaient bénéficié d’une grâce à l’occasion de la fête de l’indépendance et de la Korité, fête marquant la fin du mois de ramadan.
En juin de la même année, 1.466 personnes avaient été graciées à l’occasion de la fête de l’Aïd el-Kébir, seconde et plus grande fête de l’islam.
L’annonce de mardi intervient toutefois en dehors de ces principales périodes traditionnellement associées à ce type de mesure.
