L’Afrique du Sud est le théâtre depuis un an de manifestations et de violences xénophobes qui ont fait au moins quatre morts selon la police et ont poussé plus de 200.000 étrangers à fuir le pays.
Le mouvement s’est estompé ces dernières semaines dans le pays mais il demeure très actif dans la ville de Durban, où une journée d’action a débouché il y a deux semaines sur des violences et des pillages, et ce alors que le pays s’apprête à se rendre aux urnes le 4 novembre pour des élections municipales disputées.
Le meurtre de jeudi dans le centre-ville a été perpétré en marge d’une manifestation, a ajouté la police, sans en préciser la nature.
Deux manifestants sont sortis du cortège pour s’approcher de la victime qui se tenait sur le côté de la chaussée. «Il apparaît que la victime a ensuite été agressée par un groupe d’environ 50 personnes et qu’elle a été déclarée morte sur les lieux», poursuit la police.
Mercredi, des chauffeurs de VTC avaient défilé dans le même quartier aux côtés de de membres du groupe March and March, en pointe dans la campagne antimigrants des derniers mois.
Il y a deux semaines, l’armée avait été déployée dans le centre de Durban pour épauler les forces de police après deux jours de violences émaillées de pillages et incendies volontaires.
