Dans la capitale malienne, comme dans d’autres vielles africaines, la médecine traditionnelle est largement répandue. Grâce à une flore très variée et un savoir-faire qui remonte à la nuit des temps, un large spectre de préparations à base de feuilles, racines, écorces, fruits... est prescrit pour traiter différentes maladies.
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À Bamako, des racines de différentes essences sont vendues dans des bouteilles en plastique à 1.000 francs cfa le bidon. Un prix à la porté des patients au pouvoir d’achat faible et qui ne semblent pas mécontents du résultat. Cependant, certains disent ne pas apprécier à cause des dosages qui ne seraient pas respectés.
À ce propos, l’OMS rapporte que «grâce à ces activités liées à la Journée de la médecine traditionnelle africaine, plus de 40 pays ont élaboré des politiques nationales sur la médecine traditionnelle en 2022, contre huit pays seulement en 2000. Trente pays ont intégré la médecine traditionnelle dans leurs politiques nationales, soit une amélioration de 100 % par rapport à la situation en 2000» écrit l’OMS qui précise que 17 pays disposent de cadres pour la protection des droits de propriété intellectuelle et possèdent des savoirs en médecine traditionnelle, alors qu’aucun pays n’en avait en 2000.
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Kadia Traoré est une grande consommatrice des médicaments traditionnels, «je souffre du diabète mais cela fait trois ans que je ne me rends plus à l’hôpital et préfère les solutions de la tradithérapie. Il y a certaines décoctions qui traitent le diabète, les infections, le paludisme et l’asthme. Certains médicaments traditionnels sont efficaces».
Pour sa part, Hamidou Traoré, un autre consommateur des produits traditionnels, «j’ai découvert les bienfaits des médicaments traditionnels depuis que j’ai des douleurs gastriques. Après chaque repas, j’éprouvais des difficultés de digestion, ce sont les médicaments traditionnels qui m’ont soulagé».
Du côté des praticiens comme Diakité Oumou Touré dit détenir depuis une dizaines d’années un secret, «le conditionnement des racines d’arbre dans des bidons est généralement une tache réservée aux hommes. Personnellement, j’en prépare pour satisfaire certains clients». Elle ajoute que «les racines conditionnées en bouteille diffèrent significativement de celles dans des jarres, le bidon est portable, simple tandis que le jarre est fixe et lourde à porter».
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Son confrère tradithérapeute Mohamed Bouaré, dit se consacrer à la commercialisation des médicaments traditionnels couvrant une gamme allant des troubles gastriques, du mal de dos, des infections, de la constipation, de la faiblesse sexuelle aux produits pour femmes et même au mauvais sort.
Il précise qu’il doit «ce savoir-faire à un don reçu d’un esprit invisible dans la brousse en reconnaissance des services rendus». Selon lui «la médecine traditionnelle est une vocation qui lui a permis d’atteindre ses objectifs», expliquant que ses produits connaissent une forte demande grâce à des résultats qui se vérifient constamment et car ses affirmations dans ce domaine se vérifient constamment et aux retours positifs de ses clients.