Depuis 2012, quelque 26.760 armes et 715.385 munitions ont été détruites, dont 1.441 armes et 801 munitions pour la seule année 2025, a indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, à l’occasion de la célébration, jeudi à Abidjan, de la Journée internationale dédiée à la destruction des armes légères et de petit calibre, instaurée en 2001 par les Nations Unies.
Dans ce contexte, le ministre a relevé que la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) a procédé, en 2025, à la construction de deux nouvelles armureries, à la réhabilitation de six autres et à l’équipement de six services de défense et de sécurité en conteneurs et box de sécurisation.
Pour l’année 2026, environ 1.000 armes obsolètes feront également l’objet d’une destruction systématique, a fait savoir le ministre, soulignant que même si «ces acquis sont importants, le défi est toujours de taille».
«La destruction des armes est un geste fort. Elle traduit notre refus de laisser les instruments de mort circuler dans nos sociétés et notre volonté de bâtir un avenir où la sécurité est garantie par le droit, la coopération et la solidarité», a enchaîné le responsable.
Par ailleurs, M.Vagondo a rappelé que cette journée internationale constitue «un acte de foi en la paix et un appel à l’action contre la prolifération des armes qui alimentent les conflits, le terrorisme, la criminalité transnationale et l’insécurité à travers le monde», passant en revue les initiatives menées par la communauté internationale, l’Union Africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour prévenir et éradiquer le commerce illicite de ces armes.
