Guinée. Enfin livrés, ces 5 ponts qui vont changer des vies

L'inauguration d'un pont à Conakry.

Le 01/05/2026 à 15h04

VidéoInaugurés le 29 avril 2026, cinq nouveaux ponts à Conakry et Coyah marquent une étape majeure dans la transformation urbaine de la capitale guinéenne. Longtemps attendus, Kakimbo, Kissosso, Kassoya, Démoudoula et Kiroti vont enfin pouvoir désenclaver plusieurs quartiers. Un tournant que les populations, témoins de l’évolution des travaux depuis des mois, accueillent avec soulagement et espoir.

Sous un ciel lumineux de fin avril, Conakry a vécu au rythme des inaugurations. De Kakimbo à Kassoya, en passant par Kissosso, Démoudoula et Kiroti, les autorités ont officiellement livré cinq ponts devenus des symboles d’attente et de transformation pour des milliers d’habitants.

À Kakimbo, dans la commune de Ratoma, le nouvel ouvrage surplombe un marigot longtemps impraticable en saison des pluies. Pour beaucoup, cette inauguration a un goût de délivrance. «Ces cinq ponts changent la vie de milliers de personnes qui n’ont plus la hantise de devoir se lever à 5h du matin pour réveiller qui n’ont école qu’à 8h. Imaginez le traumatisme que cela cause à ces petits êtres», a souligne Bah Oury, Premier ministre.

Sur les axes désormais ouverts, les premières motos et voitures circulent avec une fluidité encore inhabituelle.

Une réalité qui n’échappe à Mamady Soumaila Cond usager de la route et ingénieurs derrière la réalisation de ces infrastructures: «même si j’ai une voiture, je préfère la moto parce que le déplacement n’est pas du tout aisé à Conakry. Mais avec la réalisation de ces ponts, qui allègent la circulation, je suis ravi».

Ce sentiment de soulagement se mêle aussi à des souvenirs plus douloureux, notamment dans certaines zones longtemps enclavées. Bah Oury, Premier ministre: «Je ne peux pas vous dire le calvaire qu’on a subi pendant très longtemps, parce qu’il n’y avait qu’un seul accès pour se rendre en ville. Et à chaque fois, on se posait la question: “mais qu’est-ce qui empêche les autorités d’envisager des bretelles pour faciliter la vie des citoyens?” A Kasoya, beaucoup de personnes se sont noyées parce qu’il n’y avait pas de pont».

Des chantiers de Kakimbo, aux travaux à Kissosso ou à Kassoya... autant d’étapes qui ont jalonné la réalisation de ces infrastructures devenues trait d’union entre quartiers, passerelles vers l’école, le travail et les marchés.

Par Mamadou Mouctar Souaré (Conakry, correspondance)
Le 01/05/2026 à 15h04