Mali. Un mois suffira-t-il à convaincre de consommer local ?

Le 20/10/2026 à 11h29

VidéoEn s’appuyant sur le faible taux de transformation locale du coton dont le Mali est l’un des plus importants producteurs d’Afrique, la Chambre de commerce et d’industrie a lancé le Mois de la consommation du produit local avec pour objectif de capter davantage de valeur ajoutée des ressources du pays.

La Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) a lancé le «Mois du consommer local», le jeudi, 15 octobre 2026 à son siège. «Consommer local, facteur d’intégration et de souveraineté économique de l’UEMOA face aux mutations du commerce mondial», est le thème de l’édition de cette année.

Pour le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Harouna Kanté, «le mois du consommer local est conçu pour stimuler la production et la consommation, parce que nous avons la matière première qu’il s’agit de transformer localement».

Harouna Kanté estime que «le Mali dispose de terres arables, fertiles et adaptées à la culture du riz, mais plus de 50% des besoins du pays sont importés. C’est tout simplement inadmissible».

Autre culture, le coton, même constat: le faible taux de transformation locale «le Mali est l’un des grands producteurs de coton en Afrique, mais seulement 2% de cette production sont transformés localement. C’est incompréhensible. Nous devons travailler à ce qu’il y ait de la valeur ajoutée pour développer notre économie en créant de la richesse, des emplois, c’est en procédant de la sorte que nous développerons notre économie».

Oumou Traoré, restauratrice depuis plusieurs années, a concocté une recette valables à tous les secteurs économiques, «le mois du consommer local représente beaucoup pour moi. Le concerne tous les secteurs du développement humain. Si nous consommons ce que nous produisons, cela va impacter positivement la valorisation de ressources naturelles».

Dans ce contexte, Oumou Traoré dira que quand un visiteur vient au Mali il a envie de déguster certains mets, tels, la sauce à la patte d’arachide, le fakoye, le widjila et autres. Pour elle, il est temps que la gastronomie malienne soit mise en valeur et pourquoi pas inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 20/10/2026 à 11h29