Le ministère de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local a annoncé qu’il a été décidé, à compter du mercredi 10 juin, de lever l’interdiction de circulation des véhicules sur l’ensemble du territoire national.
Cette restriction des déplacements nocturnes, motivée par les secousses du marché mondial des hydrocarbures en raison du conflit dans le Golfe, visait la rationalisation des subventions qui avaient atteint 5,5 milliards de ouguiyas au cours des neuf premiers mois de l’année 2025.
Cependant, cette interdiction n’est pas du goût de tout le monde. Pour Hadj Moulaye Hassan, propriétaire d’une agence de location de véhicules à Nouakchott «l’interdiction de circuler à partir de minuit a porté un énorme préjudice à nos activités et fait chuter notre chiffre d’affaires. Il y a également le gros problème lié au prix du gasoil, qui contribue à plomber nos activités. Nous demandons aux autorités de revoir à la baisse le coût des hydrocarbures liquides».
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Mohamed Saleck lui est chauffeur dans les agences de location de voitures depuis 1998 partage l’opinion de son confrère «l’essentiel de nos activités se déroulent la nuit. Après cette interdiction de circuler à partir de minuit, je me suis recyclé dans la vente des fruits».
Idem pour Harouna Gueye qui explique que «la mesure d’interdiction a profondément perturbé nos activités. Les besoins de déplacement peuvent survenir de jour, comme de nuit. Par ailleurs, le prix du gasoil est trop élevé».
