Le gouvernement a parallèlement mis en place une commission d’enquête chargée d’établir, dans un délai de deux semaines, les circonstances exactes de ces décès.
Les victimes faisaient partie de dizaines de personnes interpellées les 15 et 16 septembre lors d’opérations menées contre des sites d’exploitation minière présumée illégale, avant d’être placées en détention dans les locaux du NSCDC.
Les causes des décès n’ont pas encore été officiellement établies. Des survivants ont toutefois fait état de cellules surpeuplées et insuffisamment ventilées, tandis qu’un rapport de renseignement cité par des médias évoque l’hypothèse d’une asphyxie liée aux conditions de détention.
Le président nigérian, Bola Tinubu, avait ordonné vendredi une enquête «complète» et «transparente» portant notamment sur les conditions d’arrestation et de détention ainsi que sur la prise en charge médicale des personnes concernées.
Riche notamment en or et en lithium, l’État du Niger attire de nombreux mineurs artisanaux.
Les autorités nigérianes ont intensifié ces dernières années les opérations contre l’exploitation minière illégale, qu’elles accusent notamment d’alimenter des réseaux criminels dans plusieurs régions du pays.
