La semaine dernière, ce premier cas d’Ebola - toujours le seul à ce jour - avait été signalé au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique: une Suissesse de 42 ans, épouse suisse d’un employé de l’ambassade de Suisse à Abuja, qui avait voyagé en Ouganda avec son mari avant de rentrer au Nigeria.
«Tôt ce matin (lundi), la patiente index du premier cas importé de maladie à virus Ebola au Nigeria a quitté Abuja à destination de la Suisse», a déclaré le ministre nigérian de la Santé Muhammad Ali Pate sur le réseau social X.
Selon le ministre, l’état clinique de la patiente s’est «nettement amélioré»: «Elle était stable, consciente, capable de communiquer, et les résultats de ses analyses de laboratoire se rapprochaient des valeurs normales».
«Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit plus contagieuse», a-t-il ajouté, précisant que l’époux de la patiente, qui ne présente aucun symptôme, l’accompagnait.
53 cas contacts de cette patiente ont été identifiés par les autorités sanitaires nigérianes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu récemment que l’Afrique faisait face à une épidémie d’Ebola «plus complexe» depuis que le virus a été détecté dans l’ouest du continent, alors qu’il est également présent à l’est et dans le centre.
Ce virus, de souche Bundibugyo, ravage la République démocratique du Congo depuis plus de cinq mois, où il a fait plus de 4.600 morts.
Neuf cas dont deux décès ont été recensés au Kenya en octobre. De son côté, l’Ouganda a recensé 20 cas, dont deux décès, sur son territoire, mais l’OMS l’a officiellement déclaré exempt d’Ebola.
Le Nigeria avait déjà été confronté à Ebola il y a 12 ans, en 2014, lorsqu’une épidémie de cette maladie très contagieuse avait battu son plein en Afrique de l’Ouest. Elle avait fait plus de 11.000 morts dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016.
