À l’origine du projet «Sodaga, les guerriers de la lumière», une volonté forte: valoriser le rôle des Forces de défense et de sécurité burkinabè à travers un univers interactif. Le jeu entend mettre en lumière le courage, l’engagement et les défis auxquels font face les soldats, tout en proposant une expérience inspirée du contexte national.
«Après le Bac, j’avais décidé de ne pas aller à l’université et de me lancer dans une formation afin d’entreprendre plus tard. Malheureusement pour moi, le domaine dans lequel je souhaitais me lancer n’existait pas encore au Burkina Faso, notamment le jeu vidéo. Donc je me suis consacré au cinéma, j’ai appris la 3D et c’est plus tard que j’ai embrassé ce domaine-là», explique-t-il.
Manette en main, le joueur incarne un soldat des FDS chargé de libérer des bases militaires, de sécuriser des otages, de reprendre le contrôle de villages et d’accomplir plusieurs missions stratégiques.
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«L’intention première, c’était de montrer que le made in Burkina était tout à fait possible dans ce domaine. Parce que beaucoup ont essayé et ont échoué. C’est un domaine qui demande beaucoup de ressources et de connaissances. Mais malgré tout, j’ai décidé de me former et ça a pris cinq bonnes années», se souvient Emmanuel.
Disponible sur Windows et Android, ce jeu d’action-aventure s’adresse au grand public, avec une restriction fixée à partir de 13 ans. Les amateurs de jeux vidéo, les jeunes et les passionnés de nouvelles technologies peuvent ainsi découvrir une création locale bientôt accessible à tous.
«Le jeu s’est inspiré de la réalité du Burkina Faso, notamment du contexte sécuritaire. Ce n’est pas une histoire fictive, c’est notre propre histoire que nous racontons. L’environnement, les personnages… tout est 100% burkinabè. Quant à la mécanique, il faut juste se munir d’un ordinateur ou d’un téléphone Android. Sur l’ordinateur, on peut jouer avec le clavier et la souris, mais pour plus de fun, il faut utiliser la manette parce qu’elle est plus pratique», précise-t-il.
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Emmanuel travaille déjà sur un second jeu d’aventure, cette fois consacré à l’histoire des pères fondateurs du Burkina Faso. L’objectif est de faire découvrir ce pan du patrimoine national à travers une expérience immersive où les personnages et les événements historiques seront intégrés au gameplay.
Au-delà du divertissement, cette initiative illustre le potentiel de l’industrie vidéoludique africaine. Soutenir ce secteur, c’est encourager l’innovation, créer des emplois qualifiés et permettre au continent de raconter ses propres histoires à travers le jeu vidéo.
