Le Toro (ou Tooro), région aux confins de l’Ouganda et de l’ex-Zaïre, sur les contreforts de la chaîne montagneuse du Rwenzori, fait partie des cinq royaumes reconnus symboliquement par le président Yoweri Museveni, monarchies dont les pouvoirs ne sont que culturels mais qui conservent cependant une grande influence politique.
Oyo Rukidi IV avait officiellement succédé à son père, décédé d’une crise cardiaque, en 1995 à l’âge de 3 ans, et exercé pleinement son autorité à sa majorité, en 2010. Il avait aussi été reconnu « plus jeune monarque en exercice » en 2025 par le Livre Guinness des Records.
Le Premier ministre du royaume, Calvin Armstrong Rwomiire Akiiki, a annoncé tard jeudi que le roi s’était éteint ce jour-là, déplorant une «perte incommensurable pour la famille royale, le peuple de Tooro et l’Ouganda».
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Plus tôt dans la journée, le royaume avait indiqué que le roi se trouvait dans un état critique aux Etats-Unis et avait appelé au calme. Selon des sources proches de la famille, il avait été hospitalisé en raison d’un cancer.
Le roi n’était pas marié, selon le Premier ministre, mais laisse derrière lui un prince héritier. L’existence de ce dernier n’était pas connue du public mais son identité sera révélée selon la tradition, a-t-il précisé.
«J’appelle le peuple de Tooro à rester uni, calme et dans la prière en cette période difficile», a-t-il déclaré.
La famille du roi du Toro était réputée très liée à l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi.
L’Afrique ne compte que trois monarchies souveraines, l’Eswatini, le Lesotho et le Maroc, tandis que plusieurs autres pays reconnaissent des royaumes traditionnels en tant qu’institutions culturelles dépourvues de pouvoir politique.
Au moins l’un d’entre eux, au Nigeria, est dirigé par un mineur, selon plusieurs publications.
