Cent-quinze-mille places, un milliard d’euros d’argent public, une livraison prévue fin 2027: le Grand Stade Hassan II, en chantier près de Casablanca, porte l’ambition marocaine. En face, Madrid avance au Santiago Bernabéu, théâtre de la finale de 1982.
Pour ce partisan du dossier marocain, attribuer la finale au royaume relèverait moins de la faveur que de la logique. «Pour moi, le Maroc a aujourd’hui des arguments clairs pour pouvoir abriter les grandes rencontres du monde. Le Maroc a de grandes raisons de pouvoir postuler à l’organisation de la finale de la Coupe du Monde. Parce qu’en termes d’infrastructure, le Maroc a de sérieux arguments. On a vu toutes les compétitions que le Maroc a organisées, on a vu qu’il n’y a pas eu de difficultés en termes d’organisation. Donc moi j’estime que ce ne serait pas une faveur de remettre cette organisation de la finale de la Coupe du Monde au Maroc. Ce sera un événement pour tout le continent, pas forcément uniquement pour le Maroc. J’aurais souhaité d’ailleurs que l’organisation de toute la Coupe du Monde soit au niveau du Maroc», souligne Jacques Pekemsi, journaliste sportif.
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Cette capacité d’organisation, le Maroc l’a mise à l’épreuve il y a quelques mois à peine. Lors de la CAN 2025, ses neuf stades, répartis dans six villes, ont accueilli plus de 1,1 million de spectateurs avant même les demi-finales, un record pour la compétition. Un succès que beaucoup, bien au-delà du royaume, revendiquent comme le leur.
«Le Maroc a déjà organisé la CAN, on a vu les infrastructures. C’est une fierté que le Maroc accueille la Coupe du Monde. En tant qu’Africain, je ne peux qu’être d’accord, ce n’est pas le Maroc, c’est l’Afrique qui accueille la finale», explique Jabin Kissèm Bakouyou, Journaliste sportif.
Une dimension continentale que l’histoire rend plus sensible encore. En près d’un siècle de Coupe du monde, une seule finale s’est jouée en Afrique : à Johannesburg, en 2010. En 2030, le tournoi sera partagé entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc. La FIFA, à qui revient le dernier mot, n’a fixé aucun calendrier. Dans l’opinion africaine, l’argument de l’équilibre revient avec insistance.
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«C’est une bonne chose que la Coupe du Monde se joue aussi chez nous, en Afrique. Si on choisit notre continent pour jouer la finale, c’est une très bonne chose, c’est un avantage pour l’Afrique», soutient Kokou Hedjakpo, supporter togolais.
Casablanca, Madrid ou Barcelone: trois stades restent en lice, et le dernier mot reviendra à la FIFA. En 1930, la première Coupe du monde s’ouvrait à Montevideo. Cent ans plus tard, l’Afrique espère en écrire la dernière page.









