«Pas de démocratie sans libertés», «Pas de dignité avec la pauvreté», pouvait-on lire sur des pancartes.
«Ô régime de l’échec, la solution est ton départ», ont scandé des manifestants.
Depuis le coup de force du président Kaïs Saied le 25 juillet 2021, par lequel il s’est octroyé les pleins pouvoirs, opposition et société civile déplorent un recul des droits et des libertés dans le pays qui fut le berceau du Printemps arabe.
De nombreux Tunisiens dénoncent par ailleurs une dégradation de leur pouvoir d’achat, sur fond de hausse des prix et de difficultés économiques persistantes.
Le cortège a défilé dans un centre-ville placé sous haute surveillance policière. Plusieurs accès ont été fermés aux voitures et aux piétons.
Outre le syndicat UGTT, plusieurs organisations avaient appelé à rejoindre la manifestation, comme le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.
Parmi les manifestants se trouvaient des syndicalistes, des figures politiques, des représentants de la société civile et des proches d’opposants emprisonnés.
«Nous demandons le respect des libertés fondamentales et surtout la libération des prisonniers politiques», a dit à l’AFP l’opposante Sihem Bensedrine.
Karim Majeri, un fonctionnaire de 32 ans, a affirmé être «étouffé par l’injustice, l’oppression et la cherté de la vie».
«Nous avons le droit de vivre dignement. La politique actuelle n’arrive pas à rassurer la jeunesse, la corruption entrave tout», a renchéri Mayssa Batikh, manifestante de 21 ans et étudiante en médecine dentaire.
