Mali. Le fakoye, un mets qui donne du piquant aux recettes locales

Le 27/07/2026 à 11h01

VidéoA Bamako, certains restaurants sont connus pour la valorisation de recettes culinaires locales dont le fakoye, le wuidjila... des plats très prisés dans le nord du pays.

A Bamako, plusieurs restaurants en plus des plats dits modernes, proposent à leur clientèle des mets traditionnels. C’est le cas du Bafing dont le menu comporte de nombreux mets traditionnels du pays.

Parmi les mets proposés figurent le fakoye et le wuidjila, deux plats prisés dans les régions du nord.

La sauce fakoye est faite à base des feuilles de corète potagère. La sauce fakoye est principalement garnie avec de la viande de mouton ou de bœuf. Les feuilles du corète potagère sont séchées, pilées, tamisées puis malaxées avec du beurre de karité avant de passer à la cuisson.

La couleur de la sauce de fakoye est naturellement verte foncée. Selon chef cuisinier, Samba Sangaré, «la réussite d’une bonne sauce de fakoye passe par plusieurs étapes essentielles. Il faut bien faire revenir la viande, puis cuir le fakoye pendant environ 30 minutes. On ajoute ensuite de l’eau et d’autres ingrédients avant de laisser mijoter le tout pendant près d’une heure ou une heure et demie».

Hélène N’Diaye est une cliente du restaurant «le Bafing» depuis plus de 20 ans. Selon elle, «le choix du bafing se justifie par son concept qui proscrit les ingrédients chimiques. L’établissement sert des repas peu salés à base de produits locaux et bios. Un restaurant qui met en valeur les recettes locales».

Hélène N’Diaye dit qu’elle «aime la sauce de yassa, le fakoye, la sauce à la patte d’arachide» et précise qu’elle «aime tous les plats traditionnels de toutes les régions; car ce sont des plats excellents».

Boubacar Bagna Touré est également un client fidèle du restaurant «je viens pour manger le fakoye parce que le promoteur est du nord donc il sait faire du vrai fakoye. Rien ne vaut que les recettes locales, le naturel».

L e promoteur du restaurant «Le Bafing», Ibrahim Souleymane Tounkara fait savoir que «je travaille avec l’ONG Tagnima 2000 dans le cadre de la valorisation des produits locaux».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 27/07/2026 à 11h01