Togo. Expo photo. Ce que la nature nous cache, révélé par le «troisième œil» d’Inandjo

Le photographe Inandjo Kossi Sossou.

Le 26/10/2026 à 17h15

Douze photographies prises au Bénin et au Togo, avec pour tout appareil, un téléphone. Le photographe Inandjo Kossi Sossou vient de présenter sa première exposition, «Ce que la nature nous cache». Rencontre.

Dans son atelier, Inandjo Kossi Sossou présente ses photographies qu’il continue de réajuster par petites touches. La photographie, il la pratique depuis l’enfance; c’est son père qui lui a conseillé de s’essayer au domaine artistique.

«Quand je me promenais avec mes parents, je prenais des photos et donc j’ai développé une curiosité pour la photographie. Mon père m’a donné conseillé de découvrir le domaine artistique», explique Inandjo Kossi Sossou, artiste photographe.

Au cours de ses balades, Inandjo n’a besoin que de son téléphone et ne voit pas l’utilité d’un appareil photo et en a fait, pour l’instant, sa signature.

Ce regard est traduit par les douze photographies exposées au vernissage de cette expo. Prises au Bénin et au Togo, elles composent sa première exposition. Se dire artiste ne suffit pas, estime-t-il. Il fallait montrer son travail. Le titre, «Ce que la nature nous cache», part d’un constat: «on passe devant des choses sans même les regarder».

«Ce que je veux que les visiteurs retiennent, c’est de développer leur troisième œil, de voir toute chose sous un autre angle. Devant une œuvre, qu’est-ce qu’elle cache comme trésor?», explique l’artiste photographe.

Le titre de l’exposition a été chois par l’artiste l’a choisi en concertation avec le commissaire de l’exposition. Pour ce dernier, un tronc d’arbre photographié sous un autre angle en est l’illustration.

«Voir un tronc d’arbre sous un autre angle, on voit des reliefs, des détails qui, dans notre précipitation à vaquer à nos quotidiens, on ne peut pas voir», souligne Koami Obède Gnamakou, commissaire de l’exposition.

«J’ai été intrigué par le titre de l’exposition. C’est un jeune artiste qui commence, il a su faire de très belles photos pour nous pousser à voir ce qu’on a l’habitude de voir et de passer à côté», souligne Christian Agbobli, visiteur, chargé de projet au Palais de Lomé.

Pour sa première exposition, Inandjo a fait du téléphone sa signature, du moins pour l’instant. Il annonce déjà d’autres expositions.

Par Steve Costa Midjola
Le 26/10/2026 à 17h15