Des milliers de jeunes formés chaque année aux techniques d’élevage de poisson, des sites à provision sur l’ensemble du territoire national et un climat favorable à l’élevage, voilà le potentiel qui permettrait au pays de se lancer dans la production locale des alevins.
En attendant, le déficit de poisson est chronique et le pays est obligé de recourir aux importations pour faire face à la forte demande locale.
En 2025, les importations de poissons et de crustacés ont atteint 267.601 tonnes, dont 267.259 tonnes de poissons de mer congelés, représentant une enveloppe totale d’environ 231 milliards de Fcfa.
Au premier trimestre 2026, les chiffres font ressortir un environ estimé à 500.000 tonnes par an.
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Face à cette situation, les experts comme Eya Louis Alphonse Désiré, encouragent les ménages à se lancer dans la pisciculture. «Même si c’est de l’élevage de subsistance» préconise-t-il. «A long terme, les ménages seront les bénéficiaires et tout le pays sera soulagé des sommes colossales qui servent d’importations».
Pour élever des poissons, l’expert explique qu’«il y a deux méthodes pour réussir un bon élevage de poissons en ville comme en campagne. La première et la plus recommandée est de créer des étangs ou alors se servir des cubitainers, récipients de forme cubique, et les aménager pour la circonstance».
L’élevage à petite échelle présente plusieurs avantages comme la réduction de l’empreinte carbone due au transport, le poisson est ultra-frais, le consommateur contrôle totalement son alimentation et de sécuriser son propre apport en protéines. Il est également possible de coupler un tel élevage à un potager.
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Pour cet élevage, deux espèces de poissons sont les plus en vus au Cameroun notamment les silures et les carpes. Ils sont en fait appelés poissons d’eaux douces et s’adaptent facilement à toutes les manipulation liées à l’élevage.
Le recours des Camerounais l’élevage domestique de poisson, permettrait au pays réduire ses importations qui ne profitent en réalité qu’aux importateurs. Pour cela, ceux qui sont tentés par l’aventure piscicole appellent à la réduction des coûts des intrants et à la vulgarisation des techniques d’élevage.
