Les projets de coopération entre la Chine et les pays africains dans le secteur des énergies renouvelables totalisent une capacité installée de plus de 17 gigawatts (GW) sur la période 2023-2026, selon le Rapport 2026 sur la coopération sino-africaine dans les énergies renouvelables.
Présenté à l’occasion de la troisième Conférence de promotion des projets de coopération énergétique sino-africaine, organisée mercredi dans la province chinoise du Hunan, ce document met en lumière l’extension de la coopération aux énergies propres et à l’interconnexion des infrastructures énergétiques, dans le cadre notamment de l’Initiative «la Ceinture et la Route» et du Forum sur la coopération sino-africaine.
Les projets engagés couvrent plusieurs filières, notamment l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et le solaire photovoltaïque. Ils comprennent également des initiatives d’électrification rurale destinées à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones reculées et à réduire les disparités territoriales en matière d’approvisionnement énergétique, a indiqué Yi Yuechun, président de l’Institut chinois d’ingénierie des énergies renouvelables.
La coopération s’étend également aux technologies de stockage de l’énergie, qui contribuent à renforcer la fiabilité des systèmes électriques et à développer des solutions adaptées aux spécificités des marchés africains, tout en ouvrant la voie à des modèles de partenariat reproductibles, a-t-il ajouté.
Cette dynamique s’accompagne d’une évolution des modalités de coopération, davantage orientées vers la mise en place de solutions intégrées, l’adaptation des projets aux réalités locales et le développement des compétences techniques africaines.
L’expérience chinoise dans la fabrication d’équipements et le développement des infrastructures énergétiques constitue un levier important pour approfondir ce partenariat, a souligné Nardos Bekele-Thomas, directrice générale de l’Agence de développement de l’Union africaine.
Elle a appelé à renforcer l’accompagnement des entreprises africaines afin de faciliter leur intégration dans les chaînes de valeur des énergies vertes, de soutenir le développement de produits adaptés aux marchés du continent et de faire évoluer les modèles de coopération pour mieux répondre aux priorités africaines en matière de développement durable.
