Cette ambition s’appuie notamment sur la mise en exploitation, prévue au premier semestre 2027, d’une unité d’affinage d’une capacité de traitement d’environ 100 tonnes d’or, rapporte l’Agence Ecofin, citant le ministre.
À plein régime, cette unité devrait traiter une quantité d’or quasiment équivalente à la production attendue des mines industrielles du pays, estimée à terme à une centaine de tonnes, selon la même source.
La production aurifère ivoirienne connaît une progression soutenue depuis plusieurs années, passant d’environ 13,2 tonnes en 2012 à 59,33 tonnes en 2025, tandis qu’elle devrait atteindre quelque 62 tonnes en 2026.
Cette croissance devrait être soutenue par l’extension de mines existantes et l’entrée en production de nouveaux projets. Plusieurs sites aurifères sont actuellement en développement, notamment Koné, Assafou, Doropo et Afema, auxquels s’ajoutent de nouveaux projets d’exploration.
Le gouvernement entend parallèlement renforcer la structuration de l’exploitation artisanale et semi-industrielle à travers la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), appelée notamment à exploiter des mines semi-industrielles et à piloter le comptoir national d’achat d’or.
Cette structure devrait également contribuer au développement de la transformation locale et à la commercialisation du métal précieux.
La Côte d’Ivoire estime son potentiel aurifère à environ 600 tonnes. Le pays occupait encore le huitième rang des producteurs africains d’or en 2025, selon des données du World Gold Council citées par la même source.
Le Ghana demeure le premier producteur d’or du continent, avec environ six millions d’onces, soit 186,6 tonnes produites en 2025, un niveau qui reste nettement supérieur à celui de la Côte d’Ivoire.
