Le gouvernement a indiqué que le programme avait rétabli la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette plus tôt que prévu, citant une inflation plus faible, une monnaie renforcée et une confiance accrue des investisseurs.
«Cette annonce marque la fin définitive de la relation de sauvetage financier du Ghana avec le FMI», a déclaré la présidence ghanéenne dans un communiqué publié vendredi.
«L’inflation a fortement diminué», le cedi (la devise ghanéenne) «s’est nettement renforcé, la dette publique (…) a chuté de manière spectaculaire et la croissance économique est repartie à la hausse», a-t-elle ajouté.
Le Ghana va désormais passer à un instrument de coordination des politiques (PCI) sans financement du FMI, un cadre destiné à soutenir les réformes et à signaler la crédibilité des politiques aux investisseurs.
Le programme du Ghana a permis d’obtenir «des gains de stabilisation substantiels», notamment une amélioration des réserves, de meilleures performances budgétaires et des progrès dans la restructuration de la dette publique, a indique le FMI.
Il a toutefois averti que maintenir «l’élan de la réforme est crucial» pour soutenir la croissance.
Les réserves de changes brutes du pays ont atteint environ 14,5 milliards de dollars début 2026, soit l’équivalent de près de six mois de couverture des importations, selon le gouvernement.
Ce pays d’Afrique de l’Ouest s’est tourné vers le FMI en 2022, poussé par une dette galopante, une inflation en forte hausse et un net affaiblissement de sa monnaie, aggravés par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Le dispositif a été approuvé en mai 2023.
Dans le cadre du nouvel accord PCI, le Ghana devrait poursuivre les réformes axées sur la discipline budgétaire, la viabilité de la dette et la stabilité du secteur financier, tout en cherchant à reconstituer ses marges de manœuvre et à attirer des investissements à long terme.
Cependant, le FMI a mis en garde contre des risques persistants, notamment l’incertitude économique mondiale et les pressions budgétaires liées aux entreprises publiques, et a appelé les autorités à maintenir la dynamique des réformes.
Le Ghana, qui est l’un des principaux producteurs africains d’or et de cacao, cherche à transformer ces acquis en matière de stabilisation en une reprise économique plus large, accompagnée de créations d’emplois et d’amélioration du niveau de vie.
